Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 23:16

Comme vous le savez, quand j’écris, je détaille. C’est aussi pourquoi beaucoup me disent que mes articles sont trop longs. C’est ainsi qu’en publiant sur l’affaire Madoff (juin 2009), les affaires des emplois fictifs qui concerneraient Pierre Mauroy (juin 2008) et la colère de Laurence PARISOT à propos de l’affaire de l’IUMM (mars 2008), j’apporte en support les articles des journalistes professionnels sans jamais en revendiquer l’écriture, guillemets obligent et en citant mes sources – l’AFP – sauf 1 texte dont je ne me souvenais plus de la provenance mais où j’avais jugé utile de préciser que je l’avais trouvé sur internet. L’AFP m’informe aujourd’hui que ce texte provient de ses écritures. Merci à elle de m’avoir fait retrouver son auteur !

 

Mais, là où ça se corse, c’est cette notification d’abus par Overblog :

 

29/06/2010
Notification d'abus sur votre blog

Bonjour,

Suite à une notification conforme à l'article 6 de la loi du 21 Juin 2004 (LCEN), certains articles de votre blog "cantondebeaugency.demain.over-blog.com" reprenant des dépêches de l'Agence France Presse (AFP) sans l'accord de cette dernière en ont été retirés. L'AFP n'autorise aucun média, site internet, blog à utiliser ses dépêches ou photos sans autorisation.

Vous pouvez récupérer les articles retirés de votre blog dans le dossier Brouillons, mais il vous est strictement interdit de procéder à nouveau à leur publication en l'état. Avant toute nouvelle publication, vous devez en supprimer les dépêches reprises sans autorisation, que ces reprises soient totales ou partielles.

Toute nouvelle reprise d'une dépêche AFP future ou passée pourra entrainer des poursuites judiciaires.

Cordialement,

- L'équipe d'OverBlog

http://www.over-blog.com

© 2010 over-blog.com. Tous droits réservés

 

En effet, je n’avais pas demandé la permission à l’AFP. Il me semblait tellement évident que la presse était faite pour être diffusée, relayée etc... C’était sans compter sur la propriété intellectuelle du texte ce qui me parait logique aujourd’hui. Pourtant, combien de fois, je lis dans la presse ou entend dans la presse audiovisuelle : « selon la dépêche AFP, je cite – etc… etc… Je pensais que c’était possible pour moi ? ET BIEN NON !

 

Attention les blogueurs :

 

-         ne citez pas vos sources même si vous en êtes fiers,

-        résumez les textes que vous trouvez mais… conservez précieusement les textes originaux des journalistes au cas où quelques coquins pourraient vous dire que vous diffamez ou inventez de l’information…

 

Bizarre autant qu’étrange que de constater que c’est aujourd’hui 1 à 2 ans après la diffusion de ces textes que cette alerte arrive. Cela augure de la puissance des moteurs de recherche utilisés pour contrôler les blogs…

 

Ci-dessous, le texte – ENTIER - de loi référencé par Overblog. Pourvu que Légifrance ne me tombe pas dessus…

 

Ceci dit, je téléphone à l’AFP demain pour en savoir plus.

 

Extrait de Legifrance : « Article 6 En savoir plus sur cet article... Modifié par LOI n°2009-1311 du 28 octobre 2009 - art. 12

I.-1. Les personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne informent leurs abonnés de l'existence de moyens techniques permettant de restreindre l'accès à certains services ou de les sélectionner et leur proposent au moins un de ces moyens.

Les personnes visées à l'alinéa précédent les informent également de l'existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l'obligation définie à l'article L. 336-3 du code de la propriété intellectuelle et leur proposent au moins un des moyens figurant sur la liste prévue au deuxième alinéa de l'article L. 331-26 du même code.

2. Les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, pour mise à disposition du public par des services de communication au public en ligne, le stockage de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de messages de toute nature fournis par des destinataires de ces services ne peuvent pas voir leur responsabilité civile engagée du fait des activités ou des informations stockées à la demande d'un destinataire de ces services si elles n'avaient pas effectivement connaissance de leur caractère illicite ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces données ou en rendre l'accès impossible.

L'alinéa précédent ne s'applique pas lorsque le destinataire du service agit sous l'autorité ou le contrôle de la personne visée audit alinéa.

3. Les personnes visées au 2 ne peuvent voir leur responsabilité pénale engagée à raison des informations stockées à la demande d'un destinataire de ces services si elles n'avaient pas effectivement connaissance de l'activité ou de l'information illicites ou si, dès le moment où elles en ont eu connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces informations ou en rendre l'accès impossible.

L'alinéa précédent ne s'applique pas lorsque le destinataire du service agit sous l'autorité ou le contrôle de la personne visée audit alinéa.

4. Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion, alors qu'elle sait cette information inexacte, est puni d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 15 000 Euros d'amende.

5. La connaissance des faits litigieux est présumée acquise par les personnes désignées au 2 lorsqu'il leur est notifié les éléments suivants :

-la date de la notification ;

-si le notifiant est une personne physique : ses nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance ; si le requérant est une personne morale : sa forme, sa dénomination, son siège social et l'organe qui la représente légalement ;

-les nom et domicile du destinataire ou, s'il s'agit d'une personne morale, sa dénomination et son siège social ;

-la description des faits litigieux et leur localisation précise ;

-les motifs pour lesquels le contenu doit être retiré, comprenant la mention des dispositions légales et des justifications de faits ;

-la copie de la correspondance adressée à l'auteur ou à l'éditeur des informations ou activités litigieuses demandant leur interruption, leur retrait ou leur modification, ou la justification de ce que l'auteur ou l'éditeur n'a pu être contacté.

6. Les personnes mentionnées aux 1 et 2 ne sont pas des producteurs au sens de l'article 93-3 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle.

7. Les personnes mentionnées aux 1 et 2 ne sont pas soumises à une obligation générale de surveiller les informations qu'elles transmettent ou stockent, ni à une obligation générale de rechercher des faits ou des circonstances révélant des activités illicites.

Le précédent alinéa est sans préjudice de toute activité de surveillance ciblée et temporaire demandée par l'autorité judiciaire.

Compte tenu de l'intérêt général attaché à la répression de l'apologie des crimes contre l'humanité, de l'incitation à la haine raciale ainsi que de la pornographie enfantine, de l'incitation à la violence ainsi que des atteintes à la dignité humaine, les personnes mentionnées ci-dessus doivent concourir à la lutte contre la diffusion des infractions visées aux cinquième et huitième alinéas de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et aux articles 227-23 et 227-24 du code pénal.

A ce titre, elles doivent mettre en place un dispositif facilement accessible et visible permettant à toute personne de porter à leur connaissance ce type de données. Elles ont également l'obligation, d'une part, d'informer promptement les autorités publiques compétentes de toutes activités illicites mentionnées à l'alinéa précédent qui leur seraient signalées et qu'exerceraient les destinataires de leurs services, et, d'autre part, de rendre publics les moyens qu'elles consacrent à la lutte contre ces activités illicites.

Compte tenu de l'intérêt général attaché à la répression des activités illégales de jeux d'argent, les personnes mentionnées aux 1 et 2 mettent en place, dans des conditions fixées par décret, un dispositif facilement accessible et visible permettant de signaler à leurs abonnés les services de communication au public en ligne tenus pour répréhensibles par les autorités publiques compétentes en la matière. Elles informent également leurs abonnés des risques encourus par eux du fait d'actes de jeux réalisés en violation de la loi.

Tout manquement aux obligations définies aux quatrième et cinquième alinéas est puni des peines prévues au 1 du VI. ;

8.L'autorité judiciaire peut prescrire en référé ou sur requête, à toute personne mentionnée au 2 ou, à défaut, à toute personne mentionnée au 1, toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication au public en ligne.

II.-Les personnes mentionnées aux 1 et 2 du I détiennent et conservent les données de nature à permettre l'identification de quiconque a contribué à la création du contenu ou de l'un des contenus des services dont elles sont prestataires.

Elles fournissent aux personnes qui éditent un service de communication au public en ligne des moyens techniques permettant à celles-ci de satisfaire aux conditions d'identification prévues au III.

L'autorité judiciaire peut requérir communication auprès des prestataires mentionnés aux 1 et 2 du I des données mentionnées au premier alinéa.

Les dispositions des articles 226-17, 226-21 et 226-22 du code pénal sont applicables au traitement de ces données.

Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, définit les données mentionnées au premier alinéa et détermine la durée et les modalités de leur conservation.

II bis (1).-Afin de prévenir [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2005-532 DC du 19 janvier 2006] les actes de terrorisme, les agents individuellement désignés et dûment habilités des services de police et de gendarmerie nationales spécialement chargés de ces missions peuvent exiger des prestataires mentionnés aux 1 et 2 du I la communication des données conservées et traitées par ces derniers en application du présent article.

Les demandes des agents sont motivées et soumises à la décision de la personnalité qualifiée instituée par l'article L. 34-1-1 du code des postes et des communications électroniques selon les modalités prévues par le même article. La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité exerce son contrôle selon les modalités prévues par ce même article.

Les modalités d'application des dispositions du présent II bis sont fixées par décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés et de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, qui précise notamment la procédure de suivi des demandes et les conditions et durée de conservation des données transmises.

III.-1. Les personnes dont l'activité est d'éditer un service de communication au public en ligne mettent à disposition du public, dans un standard ouvert :

a) S'il s'agit de personnes physiques, leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone et, si elles sont assujetties aux formalités d'inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, le numéro de leur inscription ;

b) S'il s'agit de personnes morales, leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de téléphone et, s'il s'agit d'entreprises assujetties aux formalités d'inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, le numéro de leur inscription, leur capital social, l'adresse de leur siège social ;

c) Le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction au sens de l'article 93-2 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 précitée ;

d) Le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse et le numéro de téléphone du prestataire mentionné au 2 du I.

2. Les personnes éditant à titre non professionnel un service de communication au public en ligne peuvent ne tenir à la disposition du public, pour préserver leur anonymat, que le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse du prestataire mentionné au 2 du I, sous réserve de lui avoir communiqué les éléments d'identification personnelle prévus au 1.

Les personnes mentionnées au 2 du I sont assujetties au secret professionnel dans les conditions prévues aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal, pour tout ce qui concerne la divulgation de ces éléments d'identification personnelle ou de toute information permettant d'identifier la personne concernée. Ce secret professionnel n'est pas opposable à l'autorité judiciaire.

IV.-Toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d'un droit de réponse, sans préjudice des demandes de correction ou de suppression du message qu'elle peut adresser au service, [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 2004-496 DC du 10 juin 2004].

La demande d'exercice du droit de réponse est adressée au directeur de la publication ou, lorsque la personne éditant à titre non professionnel a conservé l'anonymat, à la personne mentionnée au 2 du I qui la transmet sans délai au directeur de la publication. Elle est présentée au plus tard dans un délai de trois mois à compter de [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 2004-496 DC du 10 juin 2004] la mise à disposition du public du message justifiant cette demande.

Le directeur de la publication est tenu d'insérer dans les trois jours de leur réception les réponses de toute personne nommée ou désignée dans le service de communication au public en ligne sous peine d'une amende de 3 750 Euros, sans préjudice des autres peines et dommages-intérêts auxquels l'article pourrait donner lieu.

Les conditions d'insertion de la réponse sont celles prévues par l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881 précitée. La réponse sera toujours gratuite.

Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent IV.

V.-Les dispositions des chapitres IV et V de la loi du 29 juillet 1881 précitée sont applicables aux services de communication au public en ligne et la prescription acquise dans les conditions prévues par l'article 65 de ladite loi [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 2004-496 DC du 10 juin 2004].

[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 2004-496 DC du 10 juin 2004]

VI.-1. Est puni d'un an d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende le fait, pour une personne physique ou le dirigeant de droit ou de fait d'une personne morale exerçant l'une des activités définies aux 1 et 2 du I, de ne pas satisfaire aux obligations définies aux quatrième et cinquième alinéas du 7 du I, de ne pas avoir conservé les éléments d'information visés au II ou de ne pas déférer à la demande d'une autorité judiciaire d'obtenir communication desdits éléments.

Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de ces infractions dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2° et 9° de l'article 131-39 de ce code. L'interdiction mentionnée au 2° de cet article est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte sur l'activité professionnelle dans l'exercice ou à l'occasion de laquelle l'infraction a été commise.

2. Est puni d'un an d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende le fait, pour une personne physique ou le dirigeant de droit ou de fait d'une personne morale exerçant l'activité définie au III, de ne pas avoir respecté les prescriptions de ce même article.

Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables de ces infractions dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal. Elles encourent une peine d'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-38 du même code, ainsi que les peines mentionnées aux 2° et 9° de l'article 131-39 de ce code.L'interdiction mentionnée au 2° de cet article est prononcée pour une durée de cinq ans au plus et porte sur l'activité professionnelle dans l'exercice ou à l'occasion de laquelle l'infraction a été commise.

NOTA:

(1) : Loi 2006-64 du 23 janvier 2006 art. 32 : Les dispositions de l'article 6 de la présente loi sont en vigueur jusqu'au 31 décembre 2008.

Loi n° 2008-1245 du 1er décembre 2008 : les dispositions de l'article 32 de la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 sont prorogées jusqu'au 31 décembre 2012.

Par Gabrielle AUDEFROY
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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 16:10

Résolution du Conseil National du Mouvement Démocrate Adoptée le 26 juin 2010

 

« 1- La réforme des retraites est vitale et ne saurait être différée. Il s’agit de la première des trois réformes que nous devons concevoir pour la France, retraites, santé et dépendance, finances publiques. Soutenir devant les Français cette démarche réformiste, c’est un acte de courage nécessaire. Si la France ne réussissait pas à conclure cette réforme, à la rendre humainement acceptable par tous, ou si la réforme était insuffisante, alors le pays se trouverait en danger.

 

2- Avant tout, la réforme des retraites doit s’accompagner d’une conquête de la production et donc d’une reconquête du travail tant en nombre d’emplois qu’en qualité du travail. L’absence d’une réflexion et d’une politique compréhensibles par les Français sur une stratégie industrielle, agricole, agro-alimentaire, des services, ou touristique, de notre pays se fait cruellement sentir. Si l’activité productrice de la nation est trop faible pour créer de l’emploi, pour les jeunes autant que pour les seniors, alors toutes les réformes échoueront.

 

3- Cependant, pour sauver les retraites par répartition, la réforme ne peut éviter de répondre au défi démographique. C’est le rapport déséquilibré entre le nombre des actifs et le nombre des pensionnés qui crée l’urgence. Le nombre des actifs ne cesse de baisser, notamment, c’est vrai, en raison de l’actuelle crise économique. Le nombre des pensionnés ne cesse d’augmenter, sous l’influence de la longévité, du dispositif « carrières longues » et de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations de l’après-guerre.

 

4- Nous considérons qu’il est raisonnable de faire glisser progressivement l’âge légal à partir duquel on peut faire valoir ses droits à la retraite de 60 à 62 ans. Si on choisissait de ne jouer que sur l’augmentation de la durée de cotisation, on créerait une situation dans laquelle tous les Français qui ont fait des études, tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes seraient condamnés à ne pouvoir partir à la retraite que dans la zone des 70 ans ! Pour tous ceux qui seraient contraints de partir à la retraite avant cet âge, ce serait des retraites réduites, des pensions insuffisantes.

 

5- Trois conditions de justice doivent être satisfaites pour que la réforme soit acceptable par les Français. La première, c’est l’ouverture d’une retraite plus précoce pour les salariés entrés dans la vie professionnelle très tôt. Sous réserve d’expertise, la proposition de maintenir l’âge de 60 ans pour les carrières longues (entrée dans la vie professionnelle avant 18 ans) nous paraît raisonnable.

 

6- La proposition liant la reconnaissance de la pénibilité à une invalidité constatée de 20 % donnant lieu de surcroît au versement d’une rente pour maladie professionnelle ou accident de travail n’est pas recevable. Pour nous, la pénibilité doit être prise en compte, à l’image des accidents du travail, par une caisse autonome, alimentée par les entreprises au prorata des risques qu’elles font encourir à leurs salariés ce qui entraînera une évolution vers des parcours professionnels diversifiés et les incitera à augmenter la prévention.

 

7- La volonté de déplacer de 65 à 67 ans l’âge du départ à la retraite sans pénalisation pour les carrières incomplètes est inacceptable ! 62 ans oui, 67 ans non ! Ce sont les salariés les plus fragiles, les femmes qui ont commencé ou recommencé à travailler après avoir élevé des enfants, les petits salaires qui ont « galéré » qui se trouvent ici en cause. Cette décision repose d’ailleurs sur un artifice comptable : quand elles font valoir leurs droits à la retraite un très grand nombre de ces personnes ne travaillent plus ; elles sont au chômage, en fin de droits, aux minima sociaux ou sans ressources. Ce sont donc les caisses chômage ou les budgets sociaux qui doivent assumer la charge de leurs ressources.

 

8- Manque dans la proposition du gouvernement une orientation de justice très attendue des Français : l’égalité devant la retraite. L’unification des régimes de retraite doit lever les injustices si profondément ressenties par nos compatriotes : régimes spéciaux ; fonctionnaires par rapport aux salariés du privé ; travailleurs indépendants ; parlementaires ; retraites « chapeau ». Ces avantages plus ou moins secrets ou discrets font régner un sentiment de profonde injustice. Seule une unification, prenant en compte les droits acquis dans le passé mais donnant à tous les mêmes règles pour l’avenir permettra de corriger les injustices et mettre fin aux privilèges. Nous croyons que la transparence généralisée, l’individualisation des droits, la connaissance de ces droits à tout moment de la carrière, le libre choix de la retraite à partir d’un âge légal, la simplification des régimes entraînant des gains de gestion, « retraite par points », ou par compte individualisé, doivent être l’horizon proche de nos systèmes de retraite.

 

9- Enfin, l’équilibre financier à court terme des régimes de retraite n’est pour nous ni acquis ni même approché par les timides décisions annoncées. Cet équilibre financier demeure pour nous une très lourde préoccupation. En particulier « l’augmentation » de 1 % (de 40 à 41 % !) de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu nous paraît purement cosmétique. On ne résoudra pas le problème par des expédients comme ceux qui sont envisagés, épuisant en quelques années le Fonds de réserve des retraites qui devait être réservé aux générations d’après-guerre. Les efforts qui doivent être demandés, doivent l’être de manière durable et juste, proportionnée aux moyens réels de chacun et mettre à contribution des revenus, en particulier financiers, aujourd’hui en grande partie exonérés. »

 

Voilà ce qui a le mérite d’être clair ! Après encore un bel exercice de démocratie en interne qui a fait travailler nombre d’entre nous : Merci François !

Par Gabrielle AUDEFROY
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 19:47

Sachons qu’avec le minable spectacle qu’ils nous donnent :

 

-          la marche à pied sur le terrain,

-          les mains,

-          les coups de pied dans les chevilles,

-          les passes ratées,

-          les buts inexistants,

-          un sur deux chante la Marseillaise et ce n’est même pas sûr

 

les voilà, pas mieux que des « merdeux » (oui, j’ai dis ça !) de 15 ans qui s’insultent et se menacent comme dans une cour de récréation. Hé… Les Bleus, des mômes en récré qui jouent à ce jeu-là ont deux heures de colle ou sont lourdés. C’est vu ?

 

Quant aux adultes, pire encore ! Passage direct chez le juge avec rappel à la loi pour le moins ou un peu de Travail d’Intérêt Général pour apprendre à parler ! Et… Pire encore !!!! Les mêmes adultes au boulot : virés sur le champ ! Car ils ne savent pas se tenir et surtout parce que l’obligation de moyens et plus encore, l’obligation de résultat, vous et moi, faire comme eux et on s’empile quelques années de chômage sans demander notre reste ! Heureusement que je n’aime pas le foot sinon je serais carrément énervée. ANELKA… Ah… ANELKA… Même pas en rêve qu’il va me faire pleurer le bougre. Allez hop ! A la maison ! Au moins 1 de puni ! Tous solidaires dans la bêtise, l’équipe, voilà le pire qu’il pouvait nous offrir.

 

Je plains tous ceux qui aiment le foot, qui croient à l’esprit d’équipe, qui croient au respect, qui croient à la maîtrise de soit. Bref, 1998, j’avais tout regardé. Que de jolis matchs, quel suspense. Même si le France-Brésil était assez décevant, quelle joie j’ai senti grandir au fond de moi. Unis comme un seul homme, 5 millions de personnes sur les Champs Elysées ! Aucune cause n’a réuni autant de gens dans la rue. Rien que pour ça, chapeau bas au foot quand il n’est pas jouer par des voyous.

 

Pour vous donner envie de vous comporter comme des abrutis, voici donc les salaires des joueurs français :

 

1. Thierry Henry (Barcelone/ESP) 666 000€/mois

2. Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL) 416 000€/mois

3. Lassana Diarra (Real Madrid/ESP), 416 000€/mois

4. Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), 400 000€/mois

5. Eric Abidal (Barcelone/ESP), 400 000€/mois

6. Patrice Evra (Manchester United/ANG), 400 000€/mois

7. Yoann Gourcuff (Bordeaux), 367 000€/mois

8. William Gallas (Arsenal/ANG), 320 000€/mois

9. Florent Malouda (Chelsea/ANG) 292 000€/mois

10. Abou Diaby (Arsenal/ANG), 292 000€/mois

11. Gaël Clichy (Arsenal/ANG), 292 000€/mois

12. Sidney Govou (Lyon), 267 000€/mois

13. Jérémy Toulalan (Lyon), 258 000€/mois

14. André-Pierre Gignac (Toulouse), 242 000€/mois

15. Alou Diarra (Bordeaux), 233 300 €/mois

16. Bacary Sagne (Arsenal/Ang), 216 700€/mois

17. Hugo Lloris (Lyon), 208 300€/mois

18. Djibril Cissé (Panathinaïkos/GRE), 208 000€/mois

19. Anthony Reveillère (Lyon) 208 000€/mois

20. Steve Mandanda (Marseille), 192 000€/mois 2

1. Mathieu Valbuena (Marseille), 192 000€/mois

22. Sébastien Squillaci (Séville/ESP), 180 000€/mois

23. Cédric Carrasso (Bordeaux), 166 700€/mois

24. Marc Planus (Bordeaux), 85 000€/mois

 

Est-ce que vous me donnez la permission d'être aussi nulle pour… allez… je prends le plus petit salaire… 85 000 € par mois ?!... P’t’être que Zahia va les consoler à leur retour en France les p’tits chéris ?!!!

 (Ouh… Gabrielle… T’es pas sympa !!!) J

Par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 23:14

Vous auriez tant aimé que le MoDem change. Vous avez voulu le classer à gauche, ça n’a pas marché. Maintenant, vous le classez à droite et ça ne marche pas non plus. En effet, vous aimez parler de démocratie, dire que untel ou untel est super parce qu’il parle à untel ou untel. EuropeEcololo… Sauf que pour eux, ils sont clairement à gauche et l’assument. Vous ne supportez plus les querelles stériles et vous avez raison. Alors, il est question de se parler y compris avec certains dont on ne partage pas grand-chose. Un rendez-vous avec Nico ou un autre doit être honoré car les sujets doivent être abordés. Il y a eu Ségo, rappelez-vous. Ils ne se sont pas packés pour autant. Vous en rêviez ? Pas moi. J’avais confiance et aujourd’hui aussi. Ce n’est jamais en tournant le dos qu’on avance. L’idée est d’avoir une conscience claire. L’indépendance, c’est surtout accepter le dialogue – toujours – surtout quand les sujets sont graves. Pas de concession. Rendre compte. Alerter. Tel est notre rôle au MoDem.

 

Quand, je regarde Hervé Morin qui veut être candidat aux Présidentielles. Lui, responsable de cet éclatement au Centre, lui qui a pris une place, pourfendeur des idées démocrates du centre indépendant, se rangeant aux côtés de l’UMP. Lui qui parle aujourd’hui du fait du Prince et qui veut être candidat aux Présidentielles. Trahir, il est vrai qu’il a une bonne expérience. Après François, c’est le tour de Nico. Il mérite vraiment que Nico le lourde. Mais… sacré Nico ! On ne se fait pas des amis en les obligeant à trahir leur famille. Tel est pris qui croyait prendre…

 

Paris, le 4 juin 2010

 

Chers amis,

Depuis quelques jours, on entend un certain nombre de commentaires sûrement très bien intentionnés prétendant que nous préparerions un « changement de ligne », un infléchissement de notre action en direction de l'actuelle majorité, en forme de « retour ».

Cela mérite une mise au point claire et nette pour éviter rumeurs et intoxications.

Nicolas Sarkozy m'a invité à le rencontrer en privé au mois d'avril. Lorsque le président de la République m'invite, hier François Mitterrand ou Jacques Chirac, aujourd'hui Nicolas Sarkozy, je considère comme normal d'accepter cette rencontre. Je fais de même lorsqu'il s'agit du Premier ministre ou des leaders de l'opposition de gauche. La situation de notre pays est suffisamment grave pour que les responsables conscients des difficultés (ils ne sont pas si nombreux) acceptent d'échanger leurs points de vue, y compris de manière informelle et en toute liberté.

Cela s'impose d'autant plus dans les jours de crise que nous traversons. Devant ces difficultés, que j'avais prédites depuis longtemps, personne ne peut affirmer qu'il a la solution. Tout le monde cherche, tout le monde sait (ou devrait savoir) que nous allons vers des temps difficiles, et dans les temps difficiles il n'est pas inutile de réfléchir ensemble. Nous sommes en désaccord, parfois violent, c'est normal, c'est la démocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. C'est le point de vue que j'ai toujours défendu et que je défends d'autant plus aujourd'hui.

Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi, pour nous, c'est le b-a ba d'une démocratie de citoyens adultes. Je vous le dis clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.

À ce titre, je revendique avec fierté que nous ayons ces derniers mois tendu la main à une partie de la gauche, social-démocrate, en espérant qu'elle oserait un jour affirmer son identité. Pour l'instant, cela n'a pas été le cas, mais nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer à le faire !

Il n'y a pas de démocratie sans confrontation des idées et sans dialogue. Et la crise fait du dialogue une obligation.

Cette rencontre avec le président de la République a eu lieu au moment où trois dossiers étaient ouverts par le gouvernement : la burqa, les retraites, et les collectivités territoriales.

Sur la burqa, sujet épineux, mis en scène d'abord (ne soyons pas dupes) pour des raisons électorales, mais qui trouble beaucoup de Français, particulièrement de femmes, j'ai indiqué que le texte du gouvernement qui dit seulement qu'en France « nul ne doit dissimuler son visage dans l'espace public » me paraissait raisonnable. Si ce texte ne change pas, je le voterai. C'est aussi le sentiment de notre ami Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, seul député musulman de notre Assemblée nationale. Nous sommes ainsi fidèles à notre ligne de conduite : quand une décision nous paraît acceptable, nous votons oui ; si elle ne l'est pas, nous votons non.

Sur les retraites, question très lourde (trente milliards d'euros de déficit cette année), j'ai indiqué qu'une réforme était indispensable. Certains disent que la réforme peut être évitée ! Pour moi, cette position est irresponsable. Donc, si la réforme proposée est raisonnable, je la soutiendrai. Dans le cas contraire, je ne l'approuverai pas.

Des financements nouveaux doivent être trouvés et mettre à contribution des revenus, notamment du capital, qui jusqu'à maintenant échappaient à la solidarité.

Il faut augmenter le nombre d'actifs par rapport au nombre des retraités pour que la charge soit supportable. Cela ne pourra se faire que par une politique qui permette de créer davantage d'emplois en France, par une reconquête de productions nouvelles ou de productions que nous avons laissé s'en aller. Personne n'en parle et c'est pourtant là la clé, la seule clé du problème des retraites, comme c'est la seule clé du pouvoir d'achat, ou de l'intégration par exemple.

Il demeure qu'il faudra travailler plus longtemps ! C'est le courage de le dire.

Comment y parvenir ? Faut-il faire glisser l'âge légal, progressivement, au-delà de 60 ans ? Pour moi, comme pour Dominique Strauss-Kahn, cet âge n'est pas tabou. À condition que soit traitée la question de la pénibilité de certains métiers, ce qui pour l'instant n'est pas fait.

Faut-il augmenter le nombre d'années de cotisations ? Cette solution qui a la faveur du PS et de certains syndicats n'est pas interdite non plus. Mais cela signifie que pour tous ceux qui ont fait ou feront des études, la retraite serait reportée bien au-delà de 65 ans. Les deux solutions ont leurs inconvénients : peut-être faut-il combiner les deux ? Nous en débattrons d'ici au 26 juin, date à laquelle le Conseil national arrêtera nos propositions. En attendant le débat dans nos rangs est ouvert à partir d'une note d'orientation que vous avez reçue il y a quelques semaines (cliquez ici).

En tout cas, je suis décidé à défendre le seuil (aujourd'hui fixé à 65 ans) où on peut faire valoir ses droits à la retraite sans décote même si l'on n'a pas le nombre de trimestres exigé. Ce « filet de sécurité » est très important, par exemple pour les femmes qui ont repris le travail après avoir élevé des enfants, ou pour ceux qui ont connu la « galère » du chômage, ou pour ceux qui ont travaillé à l'étranger, par exemple.

Il faudra enfin penser la vraie réforme, je devrais dire la vraie refondation des retraites, celle qui assurera l'équilibre sur le long terme et permettra à chacun d'adapter librement sa retraite aux conditions particulières de chaque vie professionnelle ou familiale. Pour nous, nous plaidons depuis dix ans pour un système de retraite à points, ou de comptes personnels, où chacun sait, à tout moment, où il en est. C'est le seul moyen, sur le long terme, d'assurer l'avenir de la retraite par répartition. J'ai été heureux de noter sur ce sujet des prises de position nouvelles, par exemple les déclarations de la CFDT. J'ai demandé au gouvernement de faire de cette réflexion sur une réforme à long terme, par exemple à l'horizon 2020 ou 2025, un chapitre important de sa proposition.

En tout cas, il n'existe pour moi aucune possibilité responsable et juste de ne pas faire de réforme. Il suffit, dans les rues de nos villes ou villages, de compter les retraités, de plus en plus nombreux, et les actifs, de plus en plus rares, pour voir que nous allons dans le mur. Et aller dans le mur, cela signifie, comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal baisser brutalement les retraites de 10 % ou de 15 %. Cela, je ne l'accepte pas et je ne serai pas complice d'une telle lâcheté.

Enfin sur les collectivités locales, j'ai combattu à la tribune de l'Assemblée nationale, et je continuerai à combattre le projet du gouvernement de faire élire les futurs conseillers territoriaux à l'actuel scrutin cantonal, ce qui serait la consécration du bipartisme, un recul de l'idée régionale, une renoncement insupportable à la parité et au pluralisme. Selon moi, une telle loi serait inconstitutionnelle et définitivement inopportune (lire intervention).

Savoir approuver quand une décision va dans le bon sens, combattre les décisions injustes, cela a toujours été notre ligne de conduite. J'en suis fier et je le revendique.

Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois bien la manœuvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette intoxication se mettent le doigt dans l'oeil et il convient, charitablement, de les détromper...

J'ai, depuis le premier jour, mis en garde contre les risques que faisait courir la politique de Nicolas Sarkozy.

Cela n'a rien à voir avec une mésentente personnelle. Je ne dis pas qu'il n'a aucune qualité, d'énergie par exemple. Je ne lui fais pas porter des responsabilités qui ne sont pas les siennes : je sais bien qu'il n'est pas directement responsable de la crise, même si cette crise est celle du capitalisme qu'il défendait.

Mais mon jugement n'a pas changé : les orientations de Nicolas Sarkozy ont porté atteinte à des principes pour nous essentiels.

La justice fiscale a été niée par le « bouclier fiscal ». Les déficits ont explosé, et pas seulement à cause de la relance. L'éducation est maltraitée, sans vision, et dans une approche uniquement comptable. L'indépendance des médias est mise à mal par la nomination directe des responsables de l'audiovisuel public. Le mélange des affaires privées et des affaires publiques a été une réalité de tous les jours. La séparation des pouvoirs est malmenée. Le président porte atteinte à la fonction qu'il exerce en se présentant constamment comme chef de parti.

Tout cela, je l'ai dit, directement, à Nicolas Sarkozy chaque fois que je l'ai rencontré. Et pour que nul n'ignore quel est mon jugement sur ces graves erreurs, j'ai écrit un livre « Abus de pouvoir » qui n'était ni un pamphlet, ni un mouvement d'humeur, mais un diagnostic et une défense des principes démocratiques et du modèle républicain français.

Nous avons combattu sans relâche ces choix qui ont aggravé la situation de notre pays ou l'ont empêché d'avancer. Ce combat, pour moi, n'a pas cessé et ne cessera pas.

J'observe d'ailleurs que ce diagnostic, que nous avons formulé depuis trois années, et souvent seuls, est aujourd'hui largement partagé.

Tout cela peut-il être corrigé ? Si c'était le cas, tant mieux. Mais cela me paraît, à tout le moins, résolument improbable.

Restent les débats sur le « centre », auquel désormais on semble trouver tant de charmes et de vertus.

Pour moi, les choses sont limpides : un centre indépendant est vital pour la démocratie française. Ce courant politique est un des piliers de la vie publique. Il est le garant du pluralisme nécessaire puisqu'il empêche le simplisme de la bipolarisation droite/gauche. Il conjugue la démocratie avec la République. Il refuse que la guerre des deux camps soit le seul horizon de notre vie publique. Il se bat contre le monopole du pouvoir attribué à qui que ce soit. Il veut à la fois la justice sociale et une économie inventive et créative, c'est-à-dire libre. Il considère que l'éducation est la pierre de fondation de tout progrès humain. Il défend notre patrimoine naturel comme un bien commun et prend au plein sens du terme l'association des deux mots « développement » « durable ». Il pose comme principe que l'économie financière ne doit pas gouverner le monde et doit être régulée. Et il sait qu'un tel projet de société ne se défend pas si l'Europe n'est pas forte, unie et libre. Ce projet politique est en confrontation, et souvent en opposition avec les idéologies portées aujourd'hui par l'UMP et par le PS. Il ne peut donc accepter de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants.

Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions. Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aucune concession, ni sur l'ouverture, ni sur l'intégrité.

C'est pourquoi l'article premier de tout acte d'existence du centre, c'est l'indépendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession à qui que ce soit.

La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de sa faiblesse électorale actuelle. Je ne ménagerai pas mes forces pour qu'il se rassemble, et pour qu'il se redresse.

En tout cas, sa mission est de préparer et d'offrir une alternative réaliste, crédible à la politique qui a été suivie depuis trois ans.

C'est parce que je crois à la force et à l'avenir de cette famille politique que j'ai été, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses principes. Cela demande courage et caractère ? Tant mieux ! C'est ainsi que se forgent et s'éprouvent les vraies aventures humaines.

Je vous prie de croire à mon amitié.

François BAYROU

Par Gabrielle AUDEFROY
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 13:08

Comme vous le savez, je suis coordinatrice nationale des groupes locaux d’Anticor. Le travail avance et… C’est parti pour l’Ile de France ! Les autres régions s’articulent aussi. Que la Région Centre se rassure, c’est ma maison, ça avance aussi comme les autres ! Vous êtes tous les bienvenus mercredi à Paris.

 

Le Bar de l’Assemblée, c’est très facile à trouver. C’est juste derrière l’Assemblée Nationale dans la petite rue en face à 50 m à l’angle !


« L'éthique politique et la lutte contre la corruption occupent une place essentielle de l'actualité médiatique.
Mais, pendant que les beaux discours se succèdent, des militants mènent des actions concrètes sur le terrain et les réseaux sociaux numériques ou associatifs, montrent qu'il est possible de faire la lumière, afin de faire cesser des abus.


Leurs démarches judiciaires, interpellations, alertes citoyennes, désobéissances civiques sont guidées par la volonté de remédier à la résignation et à la banalisation ambiante des dérives et font école en Europe et ailleurs.
C'est l'Antidote à la fatalité abstentionniste et l'une des clés économiques pour mieux gérer l'argent public, en luttant contre les fraudes et les détournements.


Anticor met aussi en lumière la possibilité d'agir contre la délinquance économique par des actions de non coopération avec les paradis fiscaux (à l'instar récemment de la Région île de France ou de la ville de Paris) ou par des réunions publiques de sensibilisation à une meilleure gestion de biens publics comme l'eau notamment.


Rendez vous le 16 juin pour la présentation des groupes locaux animés par des citoyens actifs et vigilants !


18h30 – Café restaurant l’Assemblée – 13 rue de Bourgogne - 2ème étage – Paris 7ème »

Par Gabrielle AUDEFROY
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 22:30

La fraude et l'évasion fiscale coûtent à la France 3 fois le trou de la sécurité sociale. *

 

Aux pays du Sud, elles coûtent 125 milliards d'euros, soit 5 fois le montant nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde selon l'ONU.

 

Nous demandons la fin réelle des paradis fiscaux et que cesse le pillage nos ressources : qu'il s'agisse de matières premières en Afrique ou de notre capital santé en France !

 

Pour exiger du gouvernement français une position forte à l'occasion du prochain Conseil européen des 17 et 18 juin, nous vous demandons 2 clics :

 

1 clic pour signer la pétition sur stopparadisfiscaux

 

1 clic pour transférer ce message à vos amis

Agissez maintenant !

 

* Rappelons-nous des 500 millions de dollars... On cherche encore et... On finira par chiffrer les retraites en prime ! Christine Boutin à 9 500 € pour une mission "mondialisation", chauffeur, voiture etc... Offusquée en prime... En attendant... C'est toi qui paie ! Encore...

Par Gabrielle AUDEFROY
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 20:29

« Actualité – INSTITUTION - Le départ d’un DGA du conseil général créé la polémique - J-J. Talpin | 21/05/2010 mis à jour le 23/05/2010 | Publié dans : Régions

 

Martial Dardelin, directeur général adjoint en charge de la solidarité et de la culture, a quitté le conseil général du Loiret le 1er mai avec une indemnité de départ de 122.557 euros, montant jugé excessif par l’opposition socialiste. Cette dernière a donc refusé d’approuver cette indemnité en commission permanente, car son départ serait consécutif à un conflit interne et à des relations difficiles avec le DGS. Le rapport de la commission permanente indique notamment que « dans le cadre de ses fonctions, un litige est survenu, de nature telle qu’il n’était plus envisageable de maintenir la relation contractuelle. C’est pourquoi après le respect des règles en vigueur et à l’initiative du département, il est mis fin aux fonctions de M. Dardelin ». Ce DGA avait intégré le conseil général en 1999 avec un contrat qui arrivait à échéance au 31 décembre prochain. Face au « black-out » interne sur ce départ contraint, la gauche souhaite notamment des explications. « Je souhaite être informé des raisons de ce départ », explique Michel Ricoud, élu communiste. Et cela d’autant plus que d’autres conflits internes couveraient au sein du département. À tel point que le directeur de cabinet du président a lui aussi quitté précipitamment son poste pour Metz. Eric Doligé, président du conseil général (UMP) explique toutefois qu’il s’agit d’un départ « négocié sans difficulté » avec des indemnités « légales », non remises en cause par le contrôle de légalité de la préfecture. Il dénonce donc cette polémique « lancée par l’opposition pour le plaisir ». La gazette des communes 25/05/2010 – JJ TALPIN »

 

Sauf que dans le rapport définitif de la Chambre Régionale des Comptes, les salaires exorbitants des DG en tout genre du Conseil général n’avaient-ils pas été dénoncés, Monsieur le PCGSDLPUMP ? Maintenant, ne pas confondre avec les régimes indemnitaires et se dire que oui, la contrôle de légalité de la Préfecture a pu laisser passer car la formule mathématique consacrée a été appliquée dans les clous. Mais, bon… Les interrogations sont pleines quant à un départ « anticipé » 6 mois avant la fin d’une fin de contrat où s’il en était que tout ce soit bien passé, ce contrat n’aurait pas été rompu avant la fin… A contrat terminé, la prime aurait pu être plus compréhensible pour remercier les "bons et loyaux" services... Quant à Monsieur Ricoud, que pense-t-il de son camarade GUERIN qui a voté pour l’Indemnité ?!...

 

Bref, comme dirait l’autre, ça ne nous regarde pas… car ce que j’en sais n’ai pas dicible même 6 ans après… et depuis 6 ans… Vous saviez que le Sieur Dardelin était mon chef et que je l’ai vu à l’œuvre ?!... Les autres aussi… En plus, j’apprends dans la « Rep » que Jean-Claude Brier, Directeur de Cabinet de Monsieur le PCGSDLPUMP, devient DIRCOM chez SFR. Bizarre… Son côté « Grand Communicateur » ne m’avait pas spontanément sauté aux yeux pendant toutes ces années…

 

Mais, bon ! On vit une époque formidable au Conseil Général du Loiret !

 

ET EN PLUS ! Je n'ai pas fait une minute de silence pour le départ de ces 2 zoiseaux !

Par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 10:22

J'avais publié cela pour dénoncer cette instance qui bafoue les droits des victimes et des mises en cause, refus d'accès aux dossiers, pas d'enquête, dénonciations sous anonymat grâce à un élu national « bienveillant » etc... Bref... « Mon voisin s'appelle Levy, je ne l'ai pas vu à la messe dimanche... »

 

http://cantondebeaugency.demain.over-blog.com/article-29778433.html ; celui là était pour Amnesty International

 

Et spécialement celui-ci pour la CNDS :

 

http://cantondebeaugency.demain.over-blog.com/article-31181676.html

 

Parce qu’il ne s’agit pas de « restreindre les droits de la défense », je publie aussi les liens d’Amnesty International « pleurnichard » sur un coup où encore une fois, cette instance ferait mieux de s’occuper des vrais problèmes des droits de l’homme. Bon allez, je fais une liste…

 

-          Droits des citoyens à vivre en paix dans tous les quartiers

-          Droit au logement

-          Droit du travail dans le calme

-          Droit des citoyens à contrôler les dépenses des élus

-          Etc…

 

Et non ! Ce n’est pas eux qui s’en occupent… Pour sûr, il faut mettre son nez chez les politiques et avoir une maîtrise à peu près sérieuse de toutes les disciplines qui touchent à l’humain : économie, social, politique étrangère etc… Développement durable aussi, oui, et des conditions de vie saines, ça compte aussi ! C’est beaucoup trop compliqué pour eux ! Accusons ! Accusons ! Sans rien connaître et surtout ne rien entendre qui dérange leurs convictions dégoulinantes de sensiblerie de salon… Mais, oui, j’en rajoute ! Tant que ça ?! Nan ?!…

 

Mais maintenant, vous allez me dire : Venant de Nico, Brice, EricB et LaMèreMichèle, ça ne t’inquiète pas ? Nico n’a plus de sous et ça lui claque à la figure ! Il aura ici une belle économie à faire. S’il en était qu’il penserait (Ouh ! la ! la… je mets les  formes…) que « tout est permis » ? Là, il faut éviter de prendre les policiers et même les gens pour des lapins de 6 semaines. Les procureurs et les « bœufs-carottes » veillent et, eux, respectent les droits.


http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/communiques_de_presse/disparition_de_la_cnds

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/18/dans-son-probable-dernier-rapport-la-cnds-s-attaque-a-la-fouille-a-nu_1353689_3224.html

 

Par Gabrielle AUDEFROY
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 20:02

COMMUNIQUE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE : « Il y a quelque chose de pourri… »

 

« Ce sont quatre événements qui se sont produits en moins de deux semaines. Egrenés au fil de l’actualité, ils n’ont retenu l’attention qu’un instant, trop peu pour que puisse être discernée leur forte odeur de soufre. À les regarder de plus près, le temps d’un arrêt sur images, leur juxtaposition fait sens. Chacun peut alors se convaincre de l’état d’asservissement croissant dans lequel la justice et ceux qui voudraient la servir sont maintenus. Se dessinent alors clairement la confusion volontairement entretenue quant à la place et aux missions respectives de nos institutions, et la désinvolture coupable avec laquelle sont traités les principes. Il ne s’agit pas pour le Syndicat de la magistrature de revendiquer des égards formels pour l’institution judiciaire. Il s’agit de dévoiler la nature du traitement politique dont la justice fait aujourd’hui l’objet. Et ce traitement-là – qui devrait pourtant se heurter à des détails comme la séparation des pouvoirs, le respect des principes cardinaux de la procédure, l’attention à l’autorité de la chose jugée, l’indépendance des juges et l’égalité devant la justice – observé au prisme de cette actualité, laisse pantois. Les atteintes portées à l’institution judiciaire dépassent désormais le seuil du tolérable et mettent gravement en péril les équilibres démocratiques.

 

Le 16 avril dernier, la Cour de cassation a rendu un arrêt important relatif à la « question prioritaire de constitutionnalité ». Pour résumer, alors qu’une loi organique entrée en vigueur le 1er mars précédent oblige le juge judiciaire à donner la priorité à l’examen de la constitutionnalité d’une loi avant tout examen de sa conformité aux conventions internationales, la Cour de cassation a décidé d’interroger la Cour de justice de l’Union européenne sur la conformité de cette obligation nouvelle au droit communautaire. Ce faisant, la plus haute juridiction judiciaire a ouvert la porte à une remise en cause cinglante du mécanisme qui avait pour effet de retarder et de limiter le pouvoir traditionnel du juge judiciaire de contrôler la compatibilité d’une loi avec les traités de l’Union européenne. Point n’est besoin de s’appesantir sur les – très mauvais – procès faits par certains constitutionnalistes à cette décision qui porte en germe, il est vrai, une remise en cause abrupte de la conception hégémoniste que se fait le Conseil constitutionnel de l’étendue de son pouvoir de contrôle, conception au demeurant bien peu compatible avec le mode de nomination partisan de ses membres… Ce qui, en revanche, relève du scandale, c’est la façon dont les pouvoirs exécutif et législatif ont cru devoir exercer des représailles contre celui que tout accusait d’être l’instigateur de cette jurisprudence jugée factieuse, le premier président de la Cour de cassation. Ce fut d’abord un député, lui-même ancien garde des Sceaux, n’hésitant pas à interroger benoîtement Michèle Alliot-Marie sur la façon dont elle « envisageait les suites de cette affaire » (comment mieux dire, dans le méta-langage du parlement, qu’une mesure de rétorsion s’imposait ?). Ce furent surtout deux amendements votés, avec l’accord du gouvernement, à l’occasion de l’examen au Sénat d’une loi sur le Conseil supérieur de la magistrature. Le premier supprime purement et simplement la composition de la Cour de cassation chargée de statuer sur la transmission des « questions prioritaires de constitutionnalité » - celle-là même qui avait rendu quelques semaines plus tôt la décision scélérate ! Le second retire au premier magistrat de France la présidence de la Commission d’avancement, qui donne son avis sur les intégrations des magistrats et décide de leur promotion. Que les réformes introduites par ces amendements soient souhaitables ou non importe assez peu. Ces manœuvres, organisées avec le plein soutien de la ministre de la Justice, doivent être jugées à l’aune de leurs objectifs réels : exercer sur de hauts magistrats dont l’indépendance dérange une pression peu subtile en même temps que des vexations mesquines et banaliser ainsi des atteintes renouvelées aux principes de séparation des pouvoirs et d’indépendance de l’autorité judiciaire. Que la garde des Sceaux ait cru bon de justifier son approbation de ces amendements par la charge de travail prétendument trop importante du premier président révèle au mieux un humour totalement déplacé, au pire un cynisme qui ne devrait pas avoir sa place à ce niveau de responsabilité. Observée par la communauté des juristes européens, la conduite du gouvernement dans cette affaire dévalue encore la crédibilité de la France en utilisant des méthodes que l’on pensait d’un autre âge. Mais, pour faire pression sur les juges et, si nécessaire, paralyser leur travail, le pouvoir exécutif a fait la preuve qu’il pouvait aller bien plus loin encore. Un seul exemple. La France a été condamnée, lundi 3 mai, par la cour internationale d’arbitrage à payer une indemnité extraordinaire à Taiwan : environ 600 millions de dollars. En période de crise, de « rigueur » budgétaire, l’information devrait faire sensation. Cette condamnation résulte du versement par la France au début des années 90, via la Direction des Chantiers Navals (DCN), et Thalès-Thomson de plus de 600 millions de dollars de commissions pour « faciliter » la vente de frégates à Taiwan alors que les contrats de vente interdisaient tout versement de commissions. Il a suffi d’un changement de gouvernement à Taiwan pour que la vente soit dénoncée, que la cour d’arbitrage soit saisie, et qu’elle condamne la France à payer une indemnité égale au montant des fameuses commissions. Or, la justice française a tenté de traquer ces sommes illicites, et une partie d’entre elles – 500 millions de dollars – a été retrouvée sur le compte en Suisse d’un intermédiaire, Andrew Wang. Afin de bloquer les comptes - ce qui aurait permis à la France de récupérer cette somme - le juge Van Ruymbeke devait obtenir la levée du secret-défense. À trois reprises, elle lui a été refusée. Ce juge d’instruction, alors privé de tout moyen de travailler, a été contraint de débloquer l’argent et de délivrer un non-lieu dans cette affaire. Le pouvoir exécutif a donc fait le choix, en conscience, d’empêcher la justice d’enquêter, quitte à laisser s’évaporer 500 millions de dollars et à laisser condamner la France, quelques années plus tard, à payer à nouveau la même somme. Et pendant ce temps, on apprend que Charles Pasqua, jugé par ses pairs, a été relaxé par la Cour de Justice de la République pour deux des trois infractions qui lui étaient reprochées, et condamné pour la troisième à un an de prison avec sursis. Quatre années d’emprisonnement, une amende de 200 000 euros, ainsi que la privation de ses droits électifs avaient été requises contre lui. Il n’est pas question ici de porter une appréciation sur cette décision, mais seulement d’observer que les conditions de jugement de Charles Pasqua ne répondent à aucune des exigences fondamentales de la justice. La composition de cette juridiction d’exception, tout d’abord. Comment admettre en effet que les titulaires du pouvoir politique se jugent, en quelque sorte, « entre eux », et que soit quasiment écartée de la décision la seule institution qui offre des garanties d’indépendance, garanties d’autant plus nécessaires qu’il s’agit de juger une personne influente ? Comment la séparation des pouvoirs a-t-elle pu aussi paradoxalement être invoquée pour justifier cette aberration, alors qu’elle est tout aussi nécessaire dans les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif – qui se retrouve de facto en situation de juger – que pour l’autorité judiciaire ? L’institution de la Cour de Justice de la République aboutit à faire juger un homme par ceux qui, naturellement, le connaissent, ont été avec lui en relation d’amitié, d’autorité ou de subordination. La conséquence de cette grave confusion des pouvoirs et des rôles est que les juges d’un jour, souvent si prompts eux-mêmes à critiquer le travail de la justice, ont parfois adopté des comportements qui conduiraient n’importe quel magistrat devant le Conseil supérieur de la Magistrature. Tel « juge » n’a pas hésité, par exemple, à se demander publiquement, avant l’audience, s’il était bien nécessaire de juger Charles Pasqua. Telle autre, appartenant pourtant à la majorité, a honnêtement admis à la fin de l’audience : « j’ai eu l’impression que certains étaient favorables à la relaxe pure et simple avant même que le procès ait commencé ». Évidemment, peu de questions dérangeantes ont été posées à Charles Pasqua, comme la presse s’est plu à le relever. Un des « juges » a même été jusqu’à interroger l’ancien ministre sur des pistes de réforme de la justice qu’il préconisait. Sans compter ces trois parlementaires qui se seraient endormis en pleine audience. C’est, en définitive, une image peu glorieuse d’une peu glorieuse justice qui a été révélée par ce procès ; ne devait-il pas, pourtant, être exemplaire au regard des enjeux qu’il recélait et du rôle que les parlementaires prétendaient endosser ?

 

Le 5 mai enfin, les procureurs généraux étaient convoqués à l’Elysée pour entendre le président de la République discourir sur la violence scolaire. Que ce genre de politique soit conduite depuis l’Elysée au mépris de la Constitution, voilà qui n’étonne plus désormais. Mais que les procureurs généraux aillent prendre leurs instructions de politique pénale directement auprès du chef de l’Etat – et, in fine, participer à une pure opération de communication autour de la sécurité – témoigne superbement de cette « préfectoralisation » de la  justice que l’on redoute de longue date sans toujours comprendre combien elle est déjà advenue. Dans cette analyse des remugles de l’actualité, certains voudront voir la démonstration d’un corporatisme judiciaire. Le reproche est aisé et permet à ceux qui le brandissent d’éviter de se poser la moindre question, de s’épargner la moindre remise en cause. Ceux-là sans doute ne se sont jamais demandé à quelles fins avaient été conçues l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs – certainement pas au profit du juge, évidemment à celui des citoyens. Ces quatre événements sont les symptômes d’une dérive de la conception que se font parlement et gouvernement de la place et de la mission de l’institution judiciaire dans la Cité, dont l’intervention n’est même plus tolérée par les autres pouvoirs. Il ne s’agit plus aujourd’hui des seuls avatars d’une méfiance historique, et d’ailleurs parfois légitime, que l’institution judiciaire a dû longtemps assumer : ce que donnent à voir, chacun à sa façon, ces événements, c’est un climat délétère où, dans les rapports à la justice, tout est effectivement devenu possible. »

 

Site : www.syndicat-magistrature.org

Par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /Mai /2010 19:56

Silence radio bien long comme si je ne faisais rien. Que nenni ! Une grosse surcharge de travail depuis mi-mars qui s’est gravement prolongée. Ceci dit, que pour des bonnes raisons. Les créations de projet affluent. Le soir, c’est Anticor où chargée de la coordination nationale des groupes locaux, ce job me fait dessiner la France entière d’Anticor. Qui est où, fais quoi et il se passe quoi pour qu’on fasse quoi ? Voilà une belle question à réponses multiples. Alors, je dessine les Régions et aussi les départements et aussi les villes. Evidemment, quelques régions attirent plus particulièrement l’attention par la densité des adhérents et aussi des affaires. Bon, allez, devinez ?!...

 

-          Prem’s : la région Ile de France où on assiste à un concentré grâce à nos personnalités nationales élues près de Paris. Citons Puteaux, Rambouillet, Levallois-Perret, Asnières ; nos « mètres-étalon » en matière de corruption !

-          Après, Prem’s ex aequo : La Région Provence Alpes Côte d’Azur où les belles villes de Marseille et Nice nous tapent sur la tête ou, plutôt, sur celles de leurs contribuables, avec leurs Affaires autant qu'avec leur soleil du Midi !

 

-          En Deux, l’autre soleil du Midi avec Perpignan, Saint-Cyprien où pour une si petite commune les séjours en prison des maires se succèdent.

-          Après, Deux ex aequo, le pays de ch’tis qui s’y colle avec Pierre Mauroy et ses emplois fictifs. Comme on dit, l’affaire est en cours…

 

-          Et puis le reste…

 

Bon, on a quand même quels beaux territoires où il ne se passe rien qui nous inquiète plus que ça et la croisée de la France se passe sans encombres. Alors, je me retrouve à plancher ma géographie, à plancher aussi les codes postaux ! Dire qu’il me faut aller tous les rencontrer ! Les TGV vont chauffer ! Cet hiver, il y a eu Grenoble où, j’ai assisté à un beau débat anti-corruption par tous les partis politiques en lice pour les élections régionales. Et incroyable et archi vrai, qui était l’Absent ? L’UMP, la chaise était vide. On a fait sans eux.

 

La visite des territoires après, ça sera la Moselle et puis l’Aude et puis les Yvelines et puis le Nord et puis les Pyrénées Atlantiques… Il y a un groupe local dans les DOM TOM, comment je vais faire ?!...

 

Les vacances, ça sera 2 jours consacrés au groupe local de Loire Atlantique. Deux rendez-vous de pris à Nantes. Je vais découvrir le fameux Café du Gaz ! Gageons que je me garderai un jour de plus pour aller voir la Mer !

Par Gabrielle AUDEFROY
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