Dimanche 30 mars 2008

« Chambres régionales des comptes : vers une réduction du contrôle de la gestion des collectivités ? Publié le 25 février 2008 : Trois propositions de loi concernant les rapports entre les collectivités locales et les chambres régionales des comptes (CRC) ont été déposées le 29 janvier 2008 par le député Pierre Morel-A-L'huissier. Alors que la réflexion est engagée sur une réforme des structures, tendant à concentrer les CRC sur quelques pôles régionaux, ces propositions de loi nourrissent le débat sur le plan des compétences et de la procédure. Le Syndicat des juridictions financières (SJF) organise le 26 février un congrès extraordinaire sur le thème "la suppression programmée du contrôle de la gestion des collectivités locales ?". Cette interrogation s'appuie sur les premières informations du projet de réforme du président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, remis au président de la République, début février. "En supprimant la moitié voire les deux tiers des CRC, cela signifierait à terme la disparition de leur principale mission, qu'aucun autre organisme n'exerce : le contrôle de la gestion des collectivités locales", estime le SJF. Selon cette organisation représentative des magistrats des CRC, l'enjeu est considérable car il concerne l'utilisation de 250 milliards d'euros et de 70% de l'investissement public". Faut-il voir du côté des trois propositions de loi l'ajout d'autres pierres à l'édifice de la réforme ?  Réduire les pouvoirs de contrôle : En ce qui concerne "l'examen de gestion", la proposition n°637 prévoit de mieux protéger l'ordonnateur en étendant de trois mois à six mois avant une élection l'interdiction de publication du rapport d'observations définitives. Des peines d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende sont prévues pour sanctionner toute violation de cette interdiction. Les services de la collectivité concernée par le contrôle devront apporter leur concours aux anciens ordonnateurs dont la gestion serait examinée. Les personnes mises en cause par un rapport auront la possibilité de saisir la Cour des comptes d'une contestation globale de son contenu. Déjà en juin 2006, le député de la Lozère avait déposé sur le bureau de l'Assemblée une proposition de loi sur ce sujet. En second lieu, le député souhaiterait (proposition de loi n°638) que les communes de plus de 3.500 habitants, dont les comptes ne font pas l'objet d'un apurement administratif, puissent voir leur compte de gestion certifié, au choix, par un commissaire aux comptes agréé ou par un nouveau corps d'inspection, l'Inspection générale des comptes des collectivités territoriales. La compétence juridictionnelle des CRC serait ainsi directement concurrencée. Là encore, Pierre Morel-A-L'huissier avait déposé une proposition de loi visant à instituer une procédure de certification des comptes des collectivités territoriales de plus de 3.500 habitants, en mars 2006. Enfin, la  proposition n°642 ouvrirait un nouveau champ de compétences aux CRC en accordant aux exécutifs locaux la possibilité de les saisir pour avis sur "des questions de droit nouvelles". A l'heure actuelle, seul le préfet peut saisir pour avis une CRC sur les marchés publics ou les délégations de service public qu'il doit analyser au titre du contrôle de légalité. La proposition de loi ne dit pas si la CRC serait liée par l'avis rendu, sur le modèle du rescrit fiscal, lorsqu'elle aurait à connaître ultérieurement de la situation d'une collectivité. La réponse est sans doute négative, la proposition prévoyant de surcroît qu'un magistrat ayant rendu l'avis ne pourrait plus connaître de l'affaire. Philippe Bluteau, avocat, Cabinet de Castelnau, et Clémence Villedieu »

« La loi du 21 décembre 2001  sur les chambres régionales des comptes a institué de nouvelles procédures de contrôle des comptes territoriaux, de rétablissement des budgets des collectivités et de leurs établissements publics. Avec ce texte, l'examen de la gestion porte sur la régularité des actes de gestion, sur l'économie des moyens mis en œuvre et sur l'évaluation des résultats atteints par rapport aux objectifs fixés par l'assemblée ou l'organe délibérant. »

par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 30 mars 2008

« Olivier Nys, DGA adjoint de la ville de Lyon : "Il faut un contrôle des collectivités renforcé" publié le 28 février 2008

Localtis.info : Selon les premières déclarations de Philippe Seguin qui a déposé un projet de réforme sur le bureau du président de la République, on peut s'attendre à une réduction de la mission de contrôle des chambres régionales des comptes auprès des collectivités. En tant que gestionnaire local et membre du bureau de l'Afigese, qu'en pensez-vous ?

Olivier Nys  : Nous avons aujourd'hui trois sujets de préoccupation : la fusion du corps des magistrats des CRC avec celui des magistrats de la Cour des comptes qui risque d'affaiblir les CRC, l'inter-régionalisation qui viserait à réduire à 6 CRC les 22 actuelles et le contenu du contrôle des collectivités.

Ce contrôle de la gestion des collectivités est-il aujourd'hui efficient ?  

Le contrôle d'opportunité est de plus en plus rare. A Lyon, nous n'avons pas été contrôlé depuis une quinzaine d'années. Les magistrats se spécialisent et les contrôles transversaux se multiplient. Actuellement, nous sommes notamment contrôlés sur nos relations avec les clubs de football ou sur nos relations avec le CCAS.

 Est-ce un manque pour les collectivités ?

Le contrôle de gestion est une nécessité : nous avons aujourd'hui le contrôle juridique, le contrôle comptable et le contrôle budgétaire mais le contrôle financier qui a vocation à analyser l'opportunité des décisions des élus locaux manque. A ce jour, la collectivité n'a pas de tutelle financière, ni d'analyse de  sa stratégie financière. Nous avons besoin de ce regard.

Une proposition de loi récente vise à transformer ce contrôle en certification des comptes. Est-ce un plus pour les collectivités ?

La certification des comptes existe, elle est assurée par le Trésor public. Que veut dire cette piste de réforme qui consisterait à la transférer à des commissaires aux comptes ? La disparition d'une mission des comptables du Trésor public ?  Si aujourd'hui, on met en place une certification des comptes, cela sera redondant. Et comment les collectivités vont-elles financer cette intervention ? Je pense que la grande majorité des élus locaux est favorable à l'intervention des CRC, elle leur apporte une caution sur leur gestion locale. Le rapport de la CRC est voté par l'assemblée délibérante, puis publié pour être accessible à tous les citoyens... C'est un élément essentiel de transparence de la gestion locale car désormais, les élus ont un pouvoir financier phénoménal. » Propos recueillis par Clémence Villedieu

par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 30 mars 2008

29  Février 2008 : Inquiétudes sur l’avenir des chambres régionales des comptes

Le Syndicat des juridictions financières (SJF), qui s'est réuni en congrès extraordinaire le 26 février, s'est dit inquiet des propositions de réforme en cours visant à constituer un grand organisme d'audit et à rénover en profondeur les juridictions financières. Il craint en effet une perte d'autonomie des chambres régionales des comptes au profit de la Cour des comptes, ainsi que la disparition progressive du corps des magistrats des chambres régionales des comptes favorisée par les départs massifs à la retraite d'ici 2012. Ce projet, qui n'a pas été rendu public, comporterait la suppression de la moitié, voire des deux tiers des chambres régionales des comptes et signifierait à terme la disparition de leur principale mission, qu'aucun autre organisme n'exerce: contrôler la gestion des collectivités locales (les budgets des organismes locaux représentent plus de 200 milliards d'euros). Ce contrôle serait remplacé par des enquêtes thématiques nationales programmées par la Cour des comptes. Le SJF, qui défend le principe d'un contrôle financier local qui doit d'abord être un contrôle organique «de proximité» des gestions publiques locales, sera reçu à Matignon mardi 4 mars. Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, attend pour avril la réaction gouvernementale sur le rapport annuel remis au chef de l'État le 6 février dernier. Le cadre général de la réforme est d'ores et déjà connu. Philippe Séguin en a lui-même dessiné les contours le 18 janvier dernier, à l'occasion de ses vœux, dans un discours que diffusent aujourd'hui des magistrats financiers. La grande affaire du moment est l'évolution de la Cour des comptes, qui est en train de devenir le grand corps de l'Etat chargé de l'audit et de l'évaluation des politiques publiques. L'organisation actuelle de la Cour et des chambres régionales des comptes «ne nous permet pas d'envisager de remplir de manière satisfaisante notre mission dans son ampleur nouvelle», a estimé son président. Pour lever toute ambiguïté, il a développé une série de raisons qui conduisent «immanquablement à l'idée de la réduction du nombre des chambres régionales». «Tout le monde sait que nombre de chambres régionales n'ont pas la taille critique pour un fonctionnement optimal.» Et Philippe Séguin de plaider pour la création de «nouvelles entités interrégionales».

par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 30 mars 2008

« Le contrôle financier des collectivités va-t-il disparaître ? publié le  29 février 2008

Le président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, a remis début février un projet de réforme concernant, au premier chef, les chambres régionales. Le syndicat des juridictions financières sera reçu à Matignon le 4 mars pour avoir des éclaircissements. Question : le contrôle de gestion des collectivités est-il remis en cause ? "Il nous faut sortir d'une logique de contrôles organiques récurrents pour dégager les moyens à affecter à des évaluations transversales." C'est à l'occasion de ses vœux à la Cour, le 18 janvier, que le premier président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, a abordé dans ces termes le contrôle de gestion des collectivités territoriales par les chambres régionales des comptes (CRC). Créées par la loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, les CRC ont trois missions : le contrôle juridictionnel des comptes, le contrôle budgétaire et l'examen de la gestion des collectivités locales. C'est cette dernière qui est visée. Elle a vocation à contrôler la gestion de l'ordonnateur, la régularité des opérations mais aussi l'économie des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés par les assemblées délibérantes... autrement dit la stratégie financière d'une collectivité. La déclaration de Philippe Seguin a eu pour effet de provoquer une réaction défensive du syndicat des juridictions financières qui représente les magistrats des CRC. Marc Chabert, son président, a saisi la presse pour communiquer son inquiétude : "Est-ce, pour les chambres régionales des comptes,  la fin du contrôle de la gestion globale d'une seule collectivité ? Aurait-on alors pour vocation de contrôler toutes les cantines municipales ? Par ses propos, Philippe Seguin en dit trop et pas assez." 

Pour des chambres régionales des comptes interrégionales : A la lumière de cette intervention, Marc Chabert  rappelle à la presse, le 26 février à l'issue du congrès extraordinaire du SJF, que cet épisode est "le résultat d'une période de quatre à cinq ans durant laquelle les magistrats des CRC ont eu le sentiment d'une perte d'impact  de leurs travaux". Et de s'appuyer sur le cadrage fait en novembre par le président de la République. "Nicolas Sarkozy a alors donné deux axes à la réflexion de la Cour des comptes : la construction d'un grand corps d'audit et la réorganisation des juridictions financières. Cette réorganisation est d'autant plus facile que d'ici à 2012, sur les 330 magistrats, près d'un tiers sera à la retraite !", commente le président du syndicat des juridictions financières. "Cette restructuration, a précisé Philippe Seguin dans son discours du 18 janvier, est nécessaire car tout le monde sait que nombre de CRC n'ont pas la taille critique pour un fonctionnement optimal. Le regroupement permettrait de mutualiser les fonctions supports et surtout de constituer des équipes fortes avec des possibilités de spécialisation sur un ou plusieurs métiers." De nouvelles entités interrégionales ? "Selon nos premières informations, cela aurait pour effet de réduire le nombre des CRC à six", commente Marc Chabert. 

Du contrôle de gestion à la certification des comptes : Cette réorganisation militerait pour une diminution voire une suppression de la mission de contrôle de gestion des collectivités car les juges, en nombre réduit, n'auraient plus les moyens d'exercer cette mission. Au-delà de cette annonce,  les raisons de s'inquiéter ne manquent pas. La Cour des comptes se voit, dans le cadre de la Lolf, de plus en plus sollicitée par les parlementaires qui s'appuient sur ses expertises transversales. "Nous sommes tout à fait d'accord sur la nécessité de renforcer le partenariat entre les CRC et la Cour des comptes, affirme Marc Chabert. Mais cela ne doit pas avoir pour conséquence de supprimer notre mission de contrôle." Pour le président du syndicat, c'est justement cette mission de contrôle qui alimente de façon pertinente les analyses de la Cour : "Tout le monde a constaté la qualité du rapport de la Cour des comptes sur l'intercommunalité, une qualité possible car nourrie par les contrôles des EPCI assurés par les CRC." Socle de l'expertise, le contrôle de gestion se voit menacé par une nouvelle mission "dans l'air du temps", la certification des comptes qui consiste à vérifier  la conformité des états financiers d'une entité vis-à-vis d'un ensemble donné de règles comptables. Pour Olivier Nys, DGA adjoint de la ville de Lyon, cette réforme aurait un effet redondant car la certification des comptes des collectivités existe : elle est du ressort des comptables du Trésor public (voir article de localtis.info: "Olivier Nys, DGA adjoint de la ville de Lyon : "Il faut un contrôle des collectivités renforcé", 28 février 2008) .

Le président du syndicat des juridictions financières considère, quant à lui, que "cela aurait pour effet de transformer les CRC en instances de validation". "Si l'on va au bout de la logique, et en s'appuyant sur la réforme des hôpitaux, cette nouvelle mission pourrait être assurée par un commissaire aux comptes agréé ou, comme  le suggère la proposition de loi redéposée récemment par le député Pierre Morel-A-L'Huissier, par un nouveau corps d'inspection, l'inspection générale des comptes des collectivités territoriales", conclut Marc Chabert. Un glissement qui pourrait avoir un impact sur le porte-monnaie des collectivités. Attendu à Matignon, le 4 mars, le syndicat des juridictions financières espère avoir des éclaircissements. Clémence Villedieu

"Des contrôles ciblés sur l'analyse des risques"

La réforme repose sur l'idée d'une responsabilisation des ordonnateurs, fer de lance du premier président de la Cour. Favorables à une telle évolution, les magistrats rappellent que la responsabilisation n'est justement concevable que si elle s'accompagne d'un renforcement des contrôles. La décentralisation est la justification de l'intervention des CRC. Le 18 janvier, Philippe Seguin déclarait : "La prescription extinctive exonère d'ailleurs désormais de ces contrôles qui étaient menés uniquement pour décharger les comptables." Marc Chabert n'admet pas cet argument : "On ne peut s'appuyer sur la prescription extinctive pour justifier la fin de cette mission. En principe, les collectivités sont jugées tous les quatre ou cinq ans mais la charge de travail étant trop importante, la prescription permet à un comptable public d'être automatiquement déchargé de sa gestion pour un exercice donné si aucun jugement n'est intervenu dans les six années qui suivent la production du compte." Reconnaissant que les CRC ne peuvent pas suivre le rythme du contrôle de gestion des collectivités, le président du syndicat des juridictions financières estime nécessaire de réorienter les contrôles : "On est parti du contrôle de tous les organismes, nous devons les programmer en fonction des risques et des signalements. Aujourd'hui, on réagit trois ou quatre ans après avoir été saisi sur des dysfonctionnements. Il y a en effet des contrôles dont on pourrait faire l'économie." Le 18 janvier, Philippe Seguin rajoutait : "Le contrôle organique reste nécessaire mais il pourrait être programmé de manière plus efficace et davantage ciblé sur la base d'une analyse des risques." Alors : d'accord ou pas d'accord ? »

par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 30 mars 2008

« Des budgets locaux de plus en plus difficiles à équilibrer (LE MONDE ECONOMIE | 03.03.08 | 12h49  •  Mis à jour le 03.03.08 | 20h13)

Leur devoir accompli au soir du second tour des municipales le 16 mars, les électeurs pourraient bien se réveiller contribuables le 17. Du moins dans certaines agglomérations dont la situation financière serait "précritique", estime Michel Klopfer, consultant en finances locales et intervenant à Sciences Po Paris. Les villes ont en effet atteint la fin du cycle vertueux qui leur avait permis de sortir de la crise d'endettement - émaillée de défaillances comme celles d'Angoulême, de Briançon, etc. - du début des années 1990. Une inquiétude déjà présente dans de récents rapports (Pébereau, sur l'évolution de dette publique de la France, 2005 ; Richard, sur les enjeux de la maîtrise des dépenses publiques locales, 2006 ; Cour des Comptes, 2007), au moment où le projet de diminuer le nombre de Cours régionales des comptes réduirait la capacité d'évaluation de la situation réelle des budgets locaux. La hausse des dotations de l'Etat due au transfert de compétences nouvelles, l'envolée de la fiscalité locale (+ 15 % entre 1995 et 2007, avec des taux d'imposition de +3 à +6 points selon les taxes entre 1982 et 2006) et la baisse des taux d'intérêt leur avaient permis de se désendetter. A l'heure actuelle, "les bilans financiers de la plupart des villes grandes et moyennes sont sains", affirme Gérard Bayol, directeur général de Dexia Crédit local, première banque des collectivités en France. L'encours de la dette des communes est passé de plus de 4 % du produit intérieur brut (PIB) en 1995 à moins de 3 % en 2007 ; la part des intérêts de la dette dans leurs dépenses de fonctionnement a chuté de 12 % au début des années 1990 à 4 % en 2007. Mais, explique M. Klopfer, les ingrédients de ce redressement vont s'étioler au fil des ans.

"CONTRAT DE STABILITÉ" : Côté recettes, l'objectif de réduction des déficits publics - le retour à l'équilibre a été promis à Bruxelles pour 2012 - a amené l'Etat à redéfinir pour 2008 les règles d'évolution de ses dotations. Selon ce "contrat de stabilité", leur progression ne pourra désormais dépasser l'inflation, alors qu'elles avaient encore augmenté en 2007 de 2,4 %, soit 0,9 point de plus que la hausse des prix officielle. Les marges de manœuvre fiscales devraient être limitées, à la fois pour des raisons politiques - les contribuables redeviendront électeurs dans six ans - et techniques : la taxe professionnelle a vu son assiette réduite au fil des réformes et se trouve plafonnée depuis 2007 à 3,5 % de la valeur ajoutée créée par l'entreprise. Des révisions qui ont représenté un manque à gagner de plus de 100 millions d'euros pour les communes en 2007. Or, dans le même temps, les charges supportées par les communes sont reparties à la hausse. "Entre 2000 et 2006, la population a augmenté de 2,5 millions d'habitants, fait remarquer M. Bayol. Ce sont les communes qui financent l'accueil de la petite enfance : les investissements dans ce domaine ont explosé." La loi handicap, qui rend obligatoire l'accessibilité des bâtiments publics - dont les 690 000 gérés par les collectivités -, représente pour elles un coût de 15 milliards ; le vieillissement de la population, l'attention portée aux questions d'environnement créent des besoins. Les communes, rassurées par l'assainissement de leurs budgets, se sont lancées dans une fièvre d'investissements lors de la mandature écoulée : 149 milliards d'euros constants sur sept ans, plus 40 milliards pour les groupements de communes, au total une progression de 8,4 % par an, un record absolu qui fait des municipalités les responsables de 75 % des investissements publics du pays ! Essentiellement consacrées à des équipements, ces dépenses ont généré une forte hausse des frais de fonctionnement et des charges de personnel. Celles-ci ont augmenté au cours de la mandature de 4,5 % par an, avec une progression des effectifs de 1,3 % par an dans les communes et de 10,8 % dans les groupements de communes, de 1992 à 2004. Moins de recettes, plus de charges, les collectivités sont en train de renouer avec l'habitude de l'emprunt, mise entre parenthèses après la crise. L'encours de la dette des communes a augmenté depuis 2005, et devrait atteindre 54,2 milliards d'euros en 2008, au moment où les taux d'intérêt remontent. En 2007 pour la première fois depuis 1991, la part de la dette municipale dans le PIB est repartie à la hausse.  M. Bayol rejette cependant toute idée d'une augmentation des risques, car de nouveaux outils, dit-il, permettront de gérer la situation : "Il faut mieux utiliser les possibilités de mutualisation offertes par l'intercommunalité, recourir plus fortement à l'externalisation des services. Le nouveau code de la domanialité de juin 2006 permet aussi aux communes de disposer plus librement de leur patrimoine. Et les perspectives offertes par les partenariats public-privé (PPP), encore peu utilisés, sont importantes." Surtout, la pression financière pourrait inciter les communes à instaurer un solide contrôle de gestion. » Antoine Reverchon

par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 30 mars 2008

« Un enjeu de 250 milliards d'euros : la suppression programmée du contrôle de la gestion des collectivités locales ?

 

Philippe Séguin, a remis au Président de la République le 6 février dernier, un projet de réforme de la Cour des Comptes et des Chambres régionales des comptes (CRC). Ce projet comporterait la suppression de la moitié, voire des deux tiers des CRC et il signifierait à terme la disparition de leur principale mission, qu'aucun autre organisme n'exerce : contrôler la gestion des collectivités locales. Or les CRC sont indépendantes. Elles exercent leur contrôle sur place. Et elles décident librement les organismes, les collectivités, à contrôler. L'enjeu est considérable parce qu'il concerne l'utilisation de 250 milliards d'euros et de 70% de l'investissement public. Si le projet est mis en œuvre, comment les CRC pourront-elles garantir à tous nos concitoyens, que la gestion et les comptes des collectivités locales seront vérifiés dans de bonnes conditions ? Comme les juges des CRC n'ont pas obtenu à ce jour d'information précise sur ce projet, qui a été élaboré dans un cercle très restreint, ils se mobilisent et font entendre leurs positions. C'est pourquoi, le Syndicat des Juridictions Financières, qui regroupe les ? des juges des CRC, se réunit en congrès extraordinaire, le mardi 26 février à l'Ecole Normale Supérieure à Paris. A l'issue de cette journée, une conférence de presse sera tenue par Marc Chabert, son président, en présence de magistrats de toutes les régions de France. » Accueil fait à Normale Sup., rue d’Ulm… »

par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 30 mars 2008

"AVIS DES SYNDICATS Mr CHABERT, responsable du Syndicat des magistrats des CRC - Organisme :
Syndicat des Juridictions Financières
"Les réformes ne doivent pas être menées à la hâche. NON à la mort annoncée des CRC" :

Les syndicats de la Cour des Comptes et des Chambres Régionales et Territoriales des Comptes CGT-CFDT-FO-SPAC-SJF ont invité à une conférence de presse début Mars devant l'entrée de la Cour des Comptes sur le thème suivant "Non à la mort annoncée des Chambres Régionales des Comptes, LES REFORMES NE DOIVENT PAS ETRE MENEES A LA HACHE". Lors de l'allocution qu'il a prononcée le 5 novembre 2007, à l'occasion de l'audience solennelle de la Cour des Comptes, le Président de la République a demandé au Premier Président de la Cour, Philippe SEGUIN, de lui faire des propositions sur la réorganisation des juridictions financières dans un délai de 3 mois. Suite à cette demande, le Premier Président a remis au Président de la République, le 6 février dernier, un projet de réforme des juridictions financières, élaboré sans aucune concertation préalable, alors qu'il s'agit apparemment d'une réforme lourde de conséquences, tout particulièrement pour les Chambres. Il suscite une vive inquiétude chez les personnels des juridictions financières. Le peu qui en est connu laisse, en effet, prévoir un regroupement des CRC, et laisse planer des menaces très importantes sur l'exercice de leur mission essentielle : le contrôle de la gestion des collectivités territoriales.

C'est ce qui conduit aujourd'hui toutes les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, SPAC, SJF) à s'exprimer ensemble pour :

- protester contre le refus qui leur a été opposé de leur communiquer la teneur des propositions faites par le Premier Président au Président de la république. Dans une interview donnée le 16 février sur le site de "Profession Politique", concernant la mise en place de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), et particulièrement sur le dialogue avec les fonctionnaires, le Premier Président a critiqué le manque de clarté et de dialogue et indiqué qu'il ne faut pas réformer à la hâche et sans dialogue avec les gants. Cette règle ne devrait-elle pas  s'appliquer aux juridictions financières ?

- affirmer leur attachement au contrôle des gestions publiques locales, qui est une mission de service public indispensable à la démocratie locale. Les Chambres régionales des Comptes sont le seule institution garante de la bonne utilisation des deniers publics locaux. Dans une période où la décentralisation a considérablement accru le poids financier des collectivités locales, qui effectuent aujourd'hui près des 3/4 de l'investissement public français, il est indispensable que cette mission soit conservée, ce qui passe par le maintien de l'implantation géographique actuelle des CRC, et même renforcée. Non à la mort annoncés des Chambres régionales des comptes."

par Gabrielle AUDEFROY
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Samedi 29 mars 2008

« Les syndicats dénoncent le manque d'information sur les projets d'évolution de la Cour des comptes publié le 07 mars 2008. Le président du Syndicat des juridictions financières (SJF) est sorti manifestement déçu de sa rencontre, mardi 4 mars, avec un conseiller du Premier ministre. Marc Chabert regrette de ne toujours pas connaître la teneur exacte des propositions que le président de la Cour des comptes a fournies le mois dernier au président de la République concernant l'évolution de son institution. "C'est inacceptable, on n'a aucun élément d'information sur le devenir des personnels", proteste le président du syndicat, qui souligne qu'en parallèle le gouvernement multiplie "les discours sur le dialogue social". Il espère obtenir plus d'informations à l'occasion d'une rencontre programmée la semaine prochaine avec un conseiller du président de la République.

Au centre des inquiétudes du syndicat, le "regroupement" des chambres régionales des comptes (CRC), que Philippe Séguin a évoqué le 18 janvier lors des voeux aux personnels de la cour, se traduirait probablement par la constitution de nouvelles entités interrégionales qui seraient au nombre de six ou huit selon le syndicat. Le président de la Cour des comptes a affirmé nécessaire une "réorganisation de l'ensemble cour-CRC". Le contrôle organique ne serait pas abandonné mais serait "davantage ciblé sur la base d'une analyse des risques". Du coup, "les CRC verront leur activité évoluer de manière significative. Elles exerceront les mêmes métiers que la cour et les travaux communs augmenteront dans des proportions significatives".

Réunis à Paris le 6 mars, le SJF et les syndicats des personnels des chambres régionales des comptes (CGT, CFDT, FO et SPAC) ont réaffirmé leur attachement au contrôle des gestions publiques locales, soulignant qu'il était "une mission de service public indispensable à la démocratie locale". Ils ont demandé le maintien de l'implantation géographique actuelle des chambres régionales des comptes. »

par Gabrielle AUDEFROY
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Vendredi 21 mars 2008

... Vice-Président du Conseil général !

Logique UMP ou logique PS ? Mystère...

Dans le détail sur le blog du Conseil général du Loiret :

"Commission Permanente
L'Assemblée départementale a également désigné les Vice-Présidents et membres de la Commission Permanente.

1er Vice-Président : Antoine Carré
2ème Vice-Président : Jean-Noël Cardoux
3ème Vice-Président : Xavier Deschamps
4ème Vice-Président : Jean-Louis Bernard
5ème Vice-Président : Michel Grillon
6ème Vice-président : Marc Andrieu
7ème Vice-président : Claude de Ganay
8ème Vice-Président : Clément Oziel
9ème Vice-Président : Jean Poulain
10ème Vice-Président : Jean-Pierre Hurtiger
11ème Vice-Président : André Marsy
12ème vice-Président : Viviane Jehannet

Membres : Ivan Sorgniard, Daniel Meriau, Marc Gaudet, Christian Bourillon, Hugues Saury, David Thiberge, Joëlle Beauvallet, Michel Breffy, Guy Parmentier, Claude Bourdin, Jacques Girault, Michel Guérin" (le "en gras" c'est à votre appréciation...)

D'un coup, je me rends compte : c'est mon 100ème article !

par Gabrielle AUDEFROY
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Jeudi 20 mars 2008

Ancien collègue qui a toujours le sourire !...Chauffeur.jpg

La presse se marre, ça tombe bien ! Moi aussi...Presse-copie-2.jpg

ILS SONT DEBOUT :

Alain et PaulineBoq-Pauline-debout-copie-1.jpgBocquet-debout-copie-1.jpg

GervaisGervais-debout-copie-3.jpg

PaulinePauline-debout-copie-3.jpg

Jean-Paul et AlainZaft-et-Bocq-debout-copie-1.jpg

Liste d'Alain avec... AlainBocquet-copie-1.jpg

et JoëlJo-l-Durand-copie-2.jpg

Liste de Gervais avec... PatrickPatrick-copie-2.jpg

Liste de Jean-Paul avec... Jean-PaulZaft-copie-2.jpg

Liste de Pauline avec... The Brain Right !Alain-copie-1.jpg

Mieux-vivre-1.jpg

and The Brain Left !Alain-2.jpg

Les magdunois avec... LydieLydie.jpg

ThomasThomas.jpg

Michèle, Brain Right and LeftMich-le.jpg

LaetitiaMagdunoise.jpg

Les filles !Magdunoises-copie-1.jpg

ET TOUS...Foule-magdunoise.jpg

Nostalgie et parce que j'ai promis d'en faire bonne usage : SAINT-AY, le retour !... non, non...

Ceux qui sont élus depuis... et depuis 1995FC.jpg

FC-DR.jpg

Celui qui n'est pas élu depuis... et depuis pas élu depuis 1995... ;-)Pauwels.jpg

Plus les photos ratées ou perdues dont celle de Christian COUTE qui aurait fait une conclusion qui m'aurait plue.

par Gabrielle AUDEFROY
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