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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 14:59


Crédit photo JCG

Comme chaque année, je ne peux pas m’empêcher de regarder le défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées. A chaque fois, cela me donne la chair de poule. Etrange que de ressentir au plus profond de moi-même que j’aime ma France, patriote que je suis. Nos armées, nos écoles, nos polices – tiens ! Carlita, n’a pas dit de bêtise, tout de suite – « au service de la paix » pour tous ces corps de métier. Vous avez donc compris, que dans mon dos, il y a la télé et TF1 pour faire exprès et le temps passant, la mouche de ma plume informatique m’a encore piquée ! Fin de défilé pour faire plaisir à la Dame, ces enfants chantant notre Marseillaise, face à son sourire compatissant. Beaucoup ont chanté et c’est bien le minimum mais surtout, le Président n’a pas chanté. Est-il au dessus de tout ça ? On râle contre les sportifs quand ils ne chantent pas. Là, le Président est resté muet et personne ne commente !

Bizarre que notre République soit devenue au dessus de la République ? Toutes et surtout la Vème créée par le général de Gaulle où il n’était pas question de manquer à l’intérêt public quitte pour lui à attirer les foudres de ses détracteurs. Citons MITTERRAND "J'appelle le régime gaulliste dictature parce que, tout compte fait, c'est à cela qu'il ressemble le plus, parce que c'est vers un renforcement continu du pouvoir personnel qu'inéluctablement, il tend, parce qu'il ne dépend plus de lui de changer de cap. Je veux bien que cette dictature s'instaure en dépit de De Gaulle. Je veux bien, par complaisance, appeler ce dictateur d'un nom plus aimable, consul, podestat, roi sans couronne, sans chrême et sans ancêtres. Alors elle m'apparaît plus redoutable encore." François Mitterrand - 1916–1996 - Le coup d'Etat permanent – 1964. Les échanges étaient vifs dans les années 60 !

 

Les larmes et le sang de Notre Chant, où sont-ils ? Dans les chapeaux multicolores en forme de coupes à fruits ou de volières mal imitées de ces dames de la Garden Party ? Dans les costumes de marque de ces messieurs aux chaussures parfaitement cirées ? Dans ce bureau de Monsieur GUEANT qui aime à travailler avec cette tapisserie des Gobelins revenue dans son bureau juste à sa demande ? Mais bien sûr, qu’aujourd’hui, le faste est de retour !

Donnons-nous bonne conscience, comme Mr GUEANT le dit, en recevant handicapés et accidentés de la vie ! Donnons bonne conscience à la Dame en lui créant pour elle, clé en main il y a 3 mois, une fondation pour promouvoir la culture et l’enseignement ! Et bien oui, il faut bien s’occuper ! Une danseuse comme une autre pourvu que les apparences soient là !  Ou pourvu que la morale soit sauve ! Là, désolée, je ne gobe pas.

La société d’aujourd’hui a créé d’autres accidentés de la vie. Ceux qui aujourd’hui occupent leur usine et qui n’ont plus un seul client pour pouvoir travailler. Ceux qui seront à la rue encore cet hiver et toujours plus nombreux. Et même ceux qui bossent parce qu’ils ont tellement de chance, eux, de bosser que Damoclès va finir par être affiché dans les bureaux si ça continue comme ça !

Les accidentés de la vie… Et si, on versait aux petites sœurs des pauvres, le montant de la facture des petits fours, combien mangeraient, combien aurait un toit même pour quelques semaines. C’est déjà pas mal de manger et avoir un toit pour quelques semaines… Et bien oui, il y a le handicap politiquement correct. Oui, une chaise roulante, ça ne parle pas ! Mais, il y a celui qu’on cache, reflet de nos propres incompétences ou de ce qu’on ne veut pas faire. Ce handicap là, la nature n’y est pour rien. C’est l’homme qu’il faut blâmer.

Pause déjeuné. Page de garde d’Internet : 2 000 invités en moins à la Garden party, l’Elysée magnanime en  temps de crise. Peut être… ou Persona non grata, Grata de l’an passé, prétexte pour faire des économies… On y croit… On y croit… De 475 000 € en 2008, on a dû passer à moins de 350 000 €. Pas mal ! Par contre, toujours pas d’entretien télévisé. Je peux comprendre. Exercice toujours périlleux pour tous ses prédécesseurs. Il n’en veut pas.

Gageons que tous ceux-là seraient surement embastillés si on était en 1789…

L’an passé, il y avait eu ça http://cantondebeaugency.demain.over-blog.com/article-21241897.html. Les temps ne changent donc pas !

Par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 22:55

En Une, entre le Maire d’Aix en Provence et un sujet social sur le logement ou dans l’onglet « politiques », coincée entre Henin-Beaumont et Fillon : « Gabrielle Audefroy : «ma démarche Anticor se retrouve dans tous les pans de ma vie» » sur le site national de Libération http://www.liberation.fr/ par Mourad Guichard sur le site de libé Orléans http://www.libeorleans.fr/libe/2009/07/gabrielle-audefroy-ma-d%C3%A9marche-anticor-se-retrouve-dans-tous-les-pans-de-ma-vie.html.

En effet, d’élections en élections et les tournemains de plus en plus hasardeux de nos politiques qui défrayent la chronique nous inquiètent de plus en plus. Il est surement vrai aussi que l’abstention grandissante ne peut pas nous rassurer sur la capacité de nos partis politiques et nos chers élus à nous Représenter, nous les électeurs et nous aussi, même, les militants. La lutte contre la corruption en politique est aussi un cheval de bataille important car il bien évident que la représentativité du peuple à travers nos élus passent d’abord par la légalité pour faire passer en priorité les intérêts sociétaux du tout un chacun que nous sommes.

Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur toute la classe politique. Beaucoup d’entre eux s’y emploient en toute sincérité, soucieux de leurs électeurs. Le problème est que ceux qui défrayent la chronique sont un peu trop connus et ont surtout un peu trop de pouvoir pour nous faire prendre de grands risques à notre argent et à nos libertés.

Anticor est une association qui a mis en retrait l’intérêt politique personnel pour faire passer en premier l’intérêt public, créée par Eric HALPHEN au quasi lendemain des « Affaires » de la Mairie de Paris. J’en ai profité pour le remercier de m’avoir fait jeter par la fenêtre ma carte du RPR en son temps ! Si j’avais imaginé un jour que je pourrai remercier vraiment celui qui m’a ouvert les yeux !...

Il a su poser clairement les moyens et les limites de l’action politique qui doit être menée, quelque soit le projet à mettre en œuvre. Bien sûr que la probité est de rigueur pour répondre à un commentateur sur LibéOrléans. Elle doit s’exercer pour éviter les risques de « collusion ». Il n’a pas fait tout seul, Jean-Pierre ROUX, aujourd’hui Président d’Anticor, et Séverine TESSIER, vice-présidente, ont su l’accompagner. C’est en travail d’équipe qu’Anticor est né, c’est en travail d’équipe qu’Anticor perdure. Plus simplement, quand l’un d’entre nous peut communiquer sur Anticor, il est encouragé. J’en fus. J’ai fait. Bien sûr que ma vigilance a été grande pour ne pas me tromper et surtout cibler ces fameux sujets qui nous préoccupent, la démocratie représentative, l’éthique en politique et le respect des lois qui doit être l’expression de nos citoyens et pas uniquement celles de quelques uns... Jeudi, j’étais à un conseil restreint d’avant les vacances à Paris. Nos 2 Eric étaient là, l’un, magistrat de la Cour de Cassation et l’autre, Eric HALPHEN. D’emblée, je tiens à leur rendre hommage à ces deux là. Cela faisait longtemps que j’en entendais parler. Quelle sagesse et quelle pugnacité ! L’un comme l’autre. 2 surdiplômés pleins d’humilité et d’écoute. Subtilité d’esprits à nous parler de nos « outils de regard » pour faire pour ce que nous sommes tous et non pour quelques uns qui se partagent un gâteau que nous sommes les seuls à payer. Outre, reprendre notre cahier des charges de nos trois préceptes, nous avons mis l’accent, avec eux sur la magistrature tant sur la suppression des juges d’instructions que les moyens du Conseil Supérieur de la Magistrature.

1 – Suppression des juges d’instructions

Aujourd’hui, le juge d’instruction a obligation d’instruire à charge et à décharge et de commander par les commissions rogatoires des enquêtes à la Police et à la Gendarmerie. Nous rappeler que la vocation du Parquet étant d’instruire qu’à charge supprime donc à la Défense tout moyen d’investigation puisque la Défense cherche à décharge - logique. En effet, le Parquet sera donc la seule autorité à ordonner sur commissions rogatoires à la Police donc pourquoi, chercherait-il à décharge. Nous savons bien que la défense n’a pas d’autorité de commander une commission rogatoire à la Police, bien sûr. Je sens que sur le long terme, tout cela va donc être encore de la faute de la Police qui aura, bien entendu, mal enquêté. Et bien non, pas de commission rogatoire, pas d’enquête de police !  En effet, il ne sera plus question de vérifier tel ou tel alibi au cas où il permettrait de disculper. La Défense aurait-elle les moyens de se payer des détectives privés ? Il est bien évident que non sauf pour ceux qui en ont les moyens financiers et donc, allons-y ! Justice à 2 vitesses ! Il y aura ceux qui auront les moyens d’être innocents et les coupables qui n’auront pas les moyens d’être innocents. Mais le pire n’est pas là. En effet, le Parquet est le Ministère de la Justice. Alors verra-t-on des poursuites pour les délits financiers s’il s’agit de politiques du « bon bord » ou ne les verra-t-on que pour les politiques du « mauvais bord » ? Le Juge d’instruction aujourd’hui indépendant a les moyens de poursuivre car il ne dépend pas du Parquet. C’est pourquoi, les affaires peuvent encore tomber de tout côté et c’est tant mieux. Affaire Julien Dray, aujourd’hui, seul le Parquet instruit donc pas de juge d’instruction et, par exemple, rien n’a été fait pour empêcher les deux parties de communiquer et prendre le risque qu’elles se mettent d’accord… Bizarre… Aborder le « plaidé coupable » qui fait que la Justice est « choisie » par les mis en causes !!!... Toutefois, le rapport Léger qui traite de ce sujet a ajouté, récemment, très récemment, que le Parquet aurait aussi vocation à instruire à charge et à décharge mais ne précise absolument rien. Petite phrase pour faire plaisir ?!... Contradiction ou leurre qui ne doit laisser personne crédule. La magistrature est partagée sur le maintien ou non de ce juge d’instruction mais elle est solidaire sur l’indépendance de la Justice. Indépendance, maitre mot qu’il faudra mettre au présent pour le Parquet si le Juge d’instruction était supprimé. Indépendance du Parquet, contresens ! Ce qui encore ne leurre personne.

2 – Conseil Supérieur de la Magistrature

En effet, nos 2 Eric nous ont fait nous interroger sur les obligations dévolues aux magistrats et ce qui pouvait leur arriver en cas de fautes et sanctions et comment évaluer la faute. Sanctions : mutations… Que d’insuffisances ! Donc peu se passe ! Pourquoi ?! Le conseil Supérieur de la Magistrature dépend de qui ? Pour mémoire, voici, source de leur site « 
Le Conseil supérieur de la magistrature reçoit de l’article 64 de la Constitution la mission d’assister le Président de la République dans son rôle de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Il a donc a le pouvoir constitutionnel de donner au Président de la République son avis sur toute question concernant l’indépendance de la magistrature. Cette mission d’assistance conduit ainsi le Conseil supérieur de la magistrature à répondre aux demandes d’avis que lui adresse le Chef de l’Etat et à lui transmettre, en dehors de toute demande expresse, soit des avis, soit des réflexions portant sur les grandes questions relatives à l’indépendance de la magistrature. L’exercice de sa mission l’amène également à diffuser aux autorités constitutionnelles compétentes et aux chefs de cours des communiqués, qu’il rend publics, sur des projets de réforme touchant à l’organisation de la justice ou au statut de la magistrature. » et « Le Conseil supérieur de la magistrature est présidé par le Président de la République. Le garde des Sceaux, ministre de la justice, en est le vice-président. ». Cherchez l’erreur… Revenons à l’affaire LARCHER, nombre d’erreurs ont été relevées dans les « minutes » de l’affaire. Pourquoi ? Quelques sont les moyens de la partie civile de les corriger ? Classé sans suite… Mais, ce n’est pas fini, quand même (voir le site d’Anticor en lien sur mon blog)…

Les mots des 2 Eric pour promouvoir Anticor : « Egalité » pour l’un et La Boëtie pour l’autre « tout pouvoir ne vit que de ceux qui s’y résignent ». Ces deux outils vont m’être utiles pour animer les groupes locaux à la rentrée.

Dès la rentrée, campagne d’adhésions, car, oui, c’est aussi le nombre qui nous ferra entendre. N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus. Nos portes sont ouvertes. (gabrielle.anatole@orange.fr).

Par Gabrielle AUDEFROY
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 22:50

Je tente de sortir un article depuis 3 jours et je rame… Ceci dit, quand je dis que je rame, en fait je continue à courir !

 

Beaucoup de boulot, concentration maximale, ma programmation artistique 2009-2010 est faite. Tradition de ma région professionnelle et innovation, les administrés vont être surpris. J’ai retrouvé une tête d’affiche issue de l’abstraction lyrique des années 50 que j’avais reçue en un autre temps avec pas moins de 15 académiciens et DE STAEL, SOULAGES et tant d’autres sans jamais oublier John-Franklin KOENING qui m’avait ouvert les portes de l’Académie des Beaux-Arts…

 

Aucune publication depuis le 29 juin, il faut faire quelque chose !

 

Mais quoi dire sur la mort de Mickaël Jackson autre que ce que tous ont bien pu publier. Des obsèques en longueur depuis 12 jours et ça y est, le voilà à la postérité. Bien sûr qu’il était ultra professionnel et moi aussi j’ai transpiré à danser encore et encore sur ses chansons génialement fichues. Mais, le comportement de cet homme m’a toujours gêné. Comment vouloir et pouvoir être un autre que ce que nous sommes, mystère ? J’ai trouvé une mise en scène de vidéos mais un fichu décodage m’a empêché de publier. Je ne désespère pas d’y arriver même si vous  direz que c’est du réchauffé. Quoique, les tubes pour l’éternité dont peu d’artistes peuvent se targuer d’autant qu’il n’était pas la seule star de ma saga inventée, quoique…

 

Donc plus tard comme le pont de Saint-Nazaire que je vous avais promis et que je vais bientôt revoir. Je n’oublie pas les promesses faites et ça viendra !

 

Donc, l’actu du moment, fade à pleurer pour le new Government avec JUPPE et ROCARD qui s’y sont mis aussi… Parlez-moi d’ouverture ou de strapontin de fin de carrière ou de sortie de tunnel ?!...

 

Donc, cet article en cours depuis trois jours qui traite de la météo, de nos caprices et de l’état des routes est bien avancé mais reste à relire et surtout conclure ! Avant mes vacances, sûr d’autant que ce soir trombes d’eau, soleil et aquaplaning, je me suis encore amusée pour arriver à mon rendez-vous !

 

Rendez-vous ? Mais quel rendez-vous ? Avec Mourad GUICHARD de LibéOrléans qui planche sur Anticor interloqué par le lobbying ! Alors oui, interview très sérieuse à une table du Lutétia où encore et encore et à chaque fois j’ai reçu les bises de mes contradicteurs privilégiés. Ce soir, un concentré de conseillers municipaux socialistes de la ville d’Orléans ! Respect mutuel, désaccords et affection, voilà comment je conçois la politique !

 

A propos, vendredi dernier, « République des blogs » ! On l’a faite à une bonne quarantaine à l’Indien à la Source. Comme d’habitude, très sympa, passionnant. Un seul parti politique manquait, l’UMP. Mais où sont-ils ? En pantoufles ou au garde à vous ?!... heu… il y a bien le « o » !!! Non pas ma tête !!!! Voilà l’article de Libé Orléans http://www.libeorleans.fr/libe/2009/07/%C3%A0-orl%C3%A9ans-les-blogs-osent-faire-un-d%C3%A9but-dautocritique.html

 

Donc, 3ème épisode d’« Esprits Criminels » sur la 1 dans mon dos, l’heure est à peaufiner ma nuit car, demain soir réunion de Conseil d’Administration d’Anticor restreint à Paris avant les vacances. Oui, la rentrée sera chaude donc on prépare !

Par Gabrielle AUDEFROY
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 10:58

C’est au hasard d’un achat de mon journal local que je tombe sur cette lettre ouverte qui m’a plutôt interloquée. En effet, l’heure est venue pour les « hypers » d’être, à leur tour victime de discrimination par les agriculteurs !!! En effet, ils en appellent au Président de la république pour les défendre au cas où, il n’aurait pas déjà beaucoup fait pour les supermarchés. En effet, nous gardons tous en mémoire la facilité avec laquelle aujourd’hui, une grande surface peut s’ouvrir en assouplissant les règles pour les plus de 1 000 m2 avec, entre autres, leurs installations en centre-ville. A côté de ça, n’oublions pas la loi Galland qui « protège » les fournisseurs des grandes surfaces et les hauts cris de Michel Edouard Leclerc pour affirmer défendre le pouvoir d’achat, persuadé qu’il augmente et contredire l’INSEE qui constate le contraire – 2ème Caliméro ! Ne poussons tout de même pas trop loin la victimisation. Là, j’ai du mal à l’avaler…Et si on rapprochait le pouvoir d’achat des agriculteurs à celui des dirigeants des hypers ? Facile, allez-vous me dire. Quoique ?!...Voici donc cette lettre. A vous de juger !

 

A l'attention du président de la République,
M. Nicolas Sarkozy,
palais de l'Elysée,
55, rue du Faubourg-Saint-Honoré,
75008 Paris


Monsieur le président,


Les commerçants ne sont ni des voyous ni des voleurs.

Les fortes tensions suscitées ces derniers jours par la crise de la filière laitière se sont cristallisées sur la grande distribution, jetée en pâture, une fois de plus, à l'opinion publique. Encouragé par certaines prises de position publiques regrettables, le monde agricole a fait des distributeurs les responsables tout désignés de ses difficultés économiques, parfois au prix de débordements inqualifiables. Stigmatiser nos enseignes est une échappatoire facile, et s'en prendre aux magasins attire à bon compte l'attention des médias. Mais ce n'est pas juste. Seule la vérité peut répondre à l'injustice.

Non, les distributeurs ne sont pas responsables des difficultés que rencontrent beaucoup de Français dans leur pouvoir d'achat.

Vous avez lancé la bataille pour le pouvoir d'achat. Nous la livrons sur le terrain, dans nos magasins, chaque jour. Nos clients le savent, et c'est notre métier de le faire. Nous avons joué le jeu de la loi de modernisation de l'économie et nous avons baissé nos prix en réduisant nos marges.


Non, nous ne sommes pas des profiteurs qui s'engraissent sur le dos des petits producteurs et du monde agricole.
Système U est un groupement coopératif de commerçants indépendants : 750 entrepreneurs, propriétaires de leur magasin, certains depuis plusieurs générations. Nos associés, par leurs magasins, investissent tous les jours dans le tissu socio-économique local. Ils en sont des acteurs essentiels et sont là pour durer : développer un magasin est souvent le travail d'une vie. Le bénéfice net de nos magasins est en moyenne de 2%, et, dans notre système coopératif, l'unique centre de profit est le magasin. Dans ces conditions, nous qualifier de profiteurs est un effet de manches abusif, un faux procès, une injustice.

De la même manière, il est absurde de nous faire porter la responsabilité de la crise laitière pour une seule et bonne raison : nous ne fixons pas le prix du lait. Vous ne pouvez l'ignorer : depuis le désengagement des pouvoirs publics, le prix est déterminé par les producteurs et les industriels.

Dans ces conditions, promettre des sanctions supplémentaires est une annonce sans fondement et inéquitable.


Non, nous ne détruisons pas d'emplois, nous en créons.

La France a besoin de réussite. La France a besoin de ses entrepreneurs indépendants, qui, partout sur le territoire, s'engagent, créent de l'emploi, créent du lien social et, au final, participent pleinement au développement économique de leurs régions.


Ce qui rend la réussite de Système U encore plus belle, c'est qu'elle est partagée. Nous travaillons avec des producteurs locaux partout où nous sommes implantés, pour distribuer leurs produits dans une logique d'intérêt mutuel. Système U fait travailler 400 PME françaises pour fabriquer ses produits U. 90 % de nos fournisseurs de produits frais sont des PME. Mais la réussite de Système U, c'est d'abord celle des 60 000 collaborateurs qui travaillent aujourd'hui dans nos magasins et de ceux qui demain nous rejoindront. Car notre ambition est d'apporter chaque jour plus de services à nos clients.


Monsieur le président, nous ne nous reconnaissons pas dans l'image diabolisée donnée de nous. Notre pays subit comme tant d'autres une dégradation économique d'une ampleur exceptionnelle. Les problèmes ne manquent pas. Dans un tel contexte, chacun doit prendre ses responsabilités pour ne pas ajouter le désordre à la crise.


Attachons-nous, ensemble, chacun à notre place, à reconstruire un commerce apaisé qui profite à tous : consommateurs, producteurs, commerçants. Vous pouvez compter sur nous. Nous comptons sur vous.


Veuillez croire, monsieur le président, à l'assurance de notre haute considération.


Les 750 commerçants indépendants de Système U

 

Par Gabrielle AUDEFROY
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 21:49

Questions à la volée :

-          Qui va à la soupe ?

-          Qui reste quand même pour un autre poste alors que c’est la plus intelligente ?

-          La Justice va-t-elle marcher au pas ?

-          Les quotas seront-ils contrôlés de l’intérieur (sic !) ?

-          La Culture va-t-elle enfin savoir son nom ?

-          Qui va rester tête de liste aux Régionales ?

-          Qui va plomber la recherche ?

-          Qui est solidaire que d’elle-même ?

-          Qui va continuer à tricoter son bas de laine avec les nôtres ?

-          Qui va refaire le papier peint de son placard ?

-          Qui va voir ses rêves fondre comme neige au soleil ?

-          Qui c’est qu'on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam ?


Et enfin :

-          Qui est le Premier Ministre qui fait Premier Ministre en vrai et même que Raffarin ne trouve pas ça normal ?

Et surtout :

-          Mais… Où est Jack ?!...


Voici la liste du nouveau gouvernement de François Fillon annoncée mardi par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant :


- Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat

- Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés

- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat

- Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement

- Bruno Le Maire ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche

- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication ;

- Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire

- Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

- Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie

- Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable

- Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés

- Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi

- Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports

- Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense

- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes

- Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable

- Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre

Par ailleurs, sont confirmés dans leurs fonctions:

- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi

- Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du plan de relance

- Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

- Hervé Morin, ministre de la Défense

- Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports

- Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire

- Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'emploi, chargé de l'emploi

- Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique

- Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports

- Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville

- Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales

- Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur

- Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie

- Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

- Martin Hirsch, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative

Par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 21:44

 

Sans transition, j'en profite pour rajouter la blague d'Humour Noir de Fansolo :

"Nouveau délire de Monsieur le Ministre de l'Education Nationale : Mettre des portiques électroniques devant les congélateurs !"

Même pas honte !!!!

Par Gabrielle AUDEFROY
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 19:34

 

Encore une fois, quand c'est juste et bien écrit, je publie tel quel :

« La réforme annoncée des Chambres régionales des Comptes en fait grincer des dents dans les juridictions financières ! On craint en particulier qu'en privilégiant les missions d'audit, on abandonne le contrôle de la gestion des collectivités et qu'on affaiblisse la lutte contre la corruption. Trois anciens magistrats de CRC prennent la plume pour dénoncer les risques du projet.

La Lettre
du Cadre Territorial numéro 382 (15 juin 2009)

CRC - chambres régionales des comptes
Passé relativement inaperçu, le nouvel article 47-2 de la Constitution, issu de sa révision du 28 juillet 2008, fixe à la Cour des comptes une nouvelle mission, l'« évaluation des politiques publiques », et consacre une nouvelle présentation des comptes des administrations publiques, désormais certifiés « réguliers et sincères ». Quelques semaines auparavant, le président de la République avait explicitement souhaité que « notre pays se dote d'un grand ­organisme public d'audit et d'évaluation ». Depuis plusieurs mois, s'appuyant sur un rapport resté secret de Philippe Séguin, premier président de la Cour, au président de la République, les services du Premier ministre s'emploient à faire inscrire dans la loi ces nouvelles attributions et la réorganisation des juridictions financières chargées de les appliquer.

Supprimer les CRC

Revenons en arrière. Depuis 1982, an I de la décentralisation, sont venues s'ajouter à la Cour des comptes, juridiction financière unique créée par Napoléon Ier et sise à Paris, 26 chambres régionales des comptes ­implantées géographiquement sur 24 sites et 6 chambres territoriales (territoires d'outre-mer), implantées sur deux sites. Récemment, Philippe Séguin a proposé à l'exécutif (Élysée sur le principe, Matignon sur les modalités), de supprimer les CRC en tant que juridictions autonomes et de les remplacer par de nouvelles « entités interrégionales » faisant partie intégrante de la Cour. Ainsi pourrait-on, selon lui, mieux articuler l'évolution de la Cour sur celle de l'État (pourtant encore incertaine avec les projets du « comité Balladur » toujours à l'étude) et faire disparaître les obstacles nés de la ­coexistence de structures proches mais ­autonomes, situation préjudiciable à la coordination de la programmation comme de l'exécution des travaux. Mais ces nouvelles missions - évaluer, certifier - s'inscrivent dans un contexte ­politico-économique plus large. Du côté de l'exécutif - au-delà des péripéties actuelles dues à la crise du modèle économique -, la conviction que la liberté du marché et des entreprises doit prévaloir a conduit depuis plusieurs années à un ­démantèlement, accéléré sous Nicolas ­Sarkozy, de la « loi Sapin ». Ce texte du 29 janvier 1993, issu des travaux de la « commission de prévention de la corruption », avait pour objectif d'encadrer, ­notamment via le Code des marchés ­publics, les relations entre les collectivités publiques et leurs partenaires économiques. Ce ­déman­tèlement, qui affaiblissait le cadre protecteur des citoyens et des consommateurs, s'est doublé d'un affaiblissement du dispositif visant à sanctionner les abus éventuels. La « mort programmée du juge d'instruction », excellemment analysée par Robert Badinter, « sonne le glas des affaires politico-financières », comme l'a écrit justement ­Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction au pôle financier de Paris.

Plus de contrôle de la gestion

La « mort programmée » des CRC et du contrôle de la gestion des collectivités locales en est le pendant logique, qui provoque déjà une grande effervescence dans le milieu des juridictions financières. Elle aura deux ­effets. Tout d'abord, les comptes d'environ 35 000 collectivités locales et établissements ­publics locaux ne seront plus soumis à une juridiction financière, mais « apurés » par les trésoreries générales des finances soumises à leur ministre. Or, cet « apurement » ne porte que sur les comptes et en aucun cas n'implique d'appréciation de la qualité de la gestion des responsables de ces collectivités et établissements. On en revient, pour toutes ces comptabilités, au système en vigueur avant 1981 : il n'y aura plus de contrôle de la gestion. Comment considérer que cela constitue un progrès ? C'est, bien au contraire, une régression. Les quelque 1 500 autres comptabilités, certes les plus importantes, seront à nouveau jugées par la Cour des comptes et ­notamment par ses futures chambres supplémentaires interrégionales, et la gestion de leurs responsables soumise au contrôle de ces chambres. Rien, dans les avant-­projets de loi actuels, ne remet en cause le principe du contrôle de la gestion. Mais il est à craindre qu'il ne s'amenuise très vite avant de disparaître dans les faits. La priorité donnée par l'État à l'évaluation et à la certification ne laissera plus de place ni de temps au contrôle. Ce dernier cède la place à l'« audit », qui n'a d'ailleurs pas vocation à détecter les dérapages, dysfonctionnements, prises d'intérêt et risques de corruption qui peuvent affecter la gestion mais n'apparaissent pas dans les comptes « certifiés ».

Les « rapports d'observations définitives » : un savoir-faire utile à tous

La corruption était plus difficile

Pour petites et grandes collectivités, l'extension du « savoir-faire » des CRC a été valorisée par la possibilité qui leur était donnée de « faire savoir ». Elles disposent d'un outil créé en 1981 et sans cesse perfectionné au fil des ans, les « rapports d'observations définitives » rédigés après une procédure contradictoire au cours de laquelle le contrôlé peut faire valoir son point de vue et ses arguments. Ces « rapports » sont publics puisque lecture en est donnée lors d'une réunion de l'organe délibératif - par exemple, les conseils municipaux - où siègent majorité et opposition. Souvent relayés par la presse locale, ils permettent d'informer les citoyens, c'est-à-dire les électeurs. En ceci, ils contribuent activement au bon exercice de la démocratie locale.

La corruption était plus difficile

Or, nul ne peut contester que, depuis vingt-cinq ans, les CRC ont exercé le contrôle de la gestion des grandes collectivités avec une ­efficacité rarement connue auparavant. Elles ont joué un rôle important dans la mise au jour d'« affaires » et de scandales dont la presse a fréquemment parlé, la dernière en date étant, dans la région Nord-Pas-de-Calais, la commune d'Hénin-Beaumont. Dans un passé récent, en Ile-de-France, les marchés de construction et d'entretien des lycées, les marchés de l'office d'HLM de ­Paris, le « domaine privé » et les chargés de mission fantômes de la ville de Paris, les fonds secrets de la questure de Paris - aujourd'hui supprimée - ont fait l'objet de travaux de la CRC compétente avant, pour certains de ces dossiers, que le relais ne soit pris par la justice pénale. Qui aurait oublié la gestion Carignon, en Rhône-Alpes, ou la gestion Médecin, en Provence-Côte d'Azur, toutes deux dénoncées par les CRC régionalement compétentes et ayant donné lieu à des condamnations pénales ? Certes, la corruption n'a pas disparu avec les contrôles des CRC. Mais elle est devenue plus difficile

Quand contrôlera-t-on l'essentiel ?

Les CRC actuelles ont encore et toujours des progrès à faire. Pour autant, ce serait nier l'évidence que de contester qu'en ­matière de contrôle de la gestion des collectivités locales, elles ont fait beaucoup plus et mieux pour la bonne utilisation des fonds publics financés par les contribuables que le système précédent, auquel on s'apprête à revenir. Au lieu de chercher à améliorer le système actuel, on va, en fait, « jeter le bébé avec l'eau du bain ». Pour Philippe Séguin, la tâche prioritaire des futures chambres supplémentaires interrégionales de la Cour des comptes sera de procéder à l'évaluation des « politiques publiques partagées » entre l'État et les collectivités locales. Mais l'essentiel de la gestion locale n'est pas « partagé ». Quand le contrôlera-t-on ? Seulement s'il reste du temps disponible pour cette mission, qui ne sera pas prioritaire, et il est à craindre qu'il n'en reste plus guère aux rapporteurs chargés de ces dossiers. En définitive, la loi de décentralisation de 1982 a consacré un meilleur équilibre entre l'État et les collectivités territoriales, dont la plus grande liberté a eu pour contrepoids la création des CRC. En revenant à un système désuet, obsolète et relativement inefficace, on va priver le citoyen d'une information ­approfondie et publique sur les affaires ­locales auxquelles il est directement intéressé. Est-ce là participer à la mission, ­reconnue depuis peu par la Constitution à la Cour des comptes, de « contribuer à l'information des citoyens » ? En tout cas, sûrement pas à l'information de proximité, ­aujourd'hui assurée par les rapports d'observations définitives des CRC et appréciée de tous, élus comme citoyens. Si les futurs projets de loi qui seront soumis demain au Parlement devaient reprendre sur ce point les intentions de Philippe ­Séguin, il faut espérer que les élus nationaux auront à cœur de veiller à l'intérêt, pour les citoyens, de l'exercice sain d'une démocratie locale mieux informée et plus ­vivante. Et de rejeter le projet qui leur serait présenté en ce qu'il entérinerait la suppression en droit de CRC autonomes et la disparition de fait du contrôle indispensable de la gestion des collectivités locales.

Doc-Doc
À lire

L'interview de Philippe Séguin « 
Distinguer autonomie fiscale et financière », La Lettre du cadre n° 376, 15 mars 2009.- « Quelle réforme pour les CRC ? », La Lettre du cadre territorial, n° 366, 1er octobre 2008. »


Encore une fois, quand c'est bien écrit, je publie tel quel.

Par Gabrielle AUDEFROY
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 20:41

« Chers amis,

 

Vous seraient-ils possible de publier cette tribune libre sur vos blogs.

Je n’ai pas envie de le mettre en commentaire, j’ai envie qu’il soit lu par le plus grand nombre.

Je le signe de mon nom, j’assume.

 

Merci par avance.

Véronique

 

« J’ai 38 ans.

C’était en 2008 et c’était aussi dans mon enfance.

Difficile d’en parler, d’en sortir des mots tant la douleur est grande. Mais pour toutes celles et tous ceux qui ont vécu l’horreur de la violence morale ou physique, je me sens le devoir de dire, de ne plus taire.

Un parent violent que l’on essaye à l’âge adulte de comprendre, de pardonner parce que lui aussi a souffert, mais qui au bout du compte à réellement manquer de respect à votre personne.

Une relation sérieuse avec un homme que l’on regarde avec les yeux de l’amour. Une relation difficile mais à laquelle on s’accroche parce qu’on se dit que ça va passer. Au début, ce ne sont que des mots, des attitudes corporelles, des regards. Et puis un jour, c’est le coup porté, la violence de ce coup porté… L’incroyable, l’insupportable se produit.

On hurle, on ne veut pas y croire, on se dit que c’est un cauchemar. On le chasse lui, comme on essaie de chasser le souvenir de ce coup. Mais l’esprit, le conscient nous fait rappeler l’homme, lui dire que c’était une simple erreur, l’erreur humaine, qu’on l’aimera malgré tout parce qu’on est sûre qu’il ne recommencera pas.

C’est souvent le schéma qui se produit.

Pour moi, grâce à mes amis, je ne l’ai pas rappelé, je suis allée au commissariat porter plainte. Là bas, j’ai été sidérée d’entendre : « vous êtes sure que vous voulez porter plainte, une simple main courante serait suffisante » ou bien encore «  Ah ! il ne vous a pas porté de coup au visage, ce n’est quand même pas très grave… ». Si, c’est grave. Quelque soit le degré de la violence, quelque soit son visage, la violence est grave, la violence est insupportable, la violence est interdite. Elle est irrespect, elle est proscrite.

J’ai eu cependant des remords d’avoir porter plainte… J’ai eu envie de le revoir ensuite. Pourquoi la victime aime telle tant son bourreau ? Cela m’a passé depuis, mais finalement depuis peu… Nous sommes si faibles.

 

Ce soir je serai à Paris, près de la passerelle Simone de Beauvoir, pour demander à notre gouvernement de faire quelque chose, de ne pas rester muet face à la violence envers les femmes. Merci à Circé dans cet article (http://circe45.over-blog.com/article-32546783.html) et dans d’autres de nous avoir informés et d’y inscrire ceci :

« la recommandation 1582 de 2002 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe " Violence domestique à l'encontre des femmes " indique que :
" Pour les femmes de 16 à 44 ans, la violence domestique serait la principale cause de décès et d'invalidité avant le cancer, les accidents de la route, et même la guerre. Elle doit, en conséquence être traitée comme un problème politique et public qui porte sur une violation des Droits de l'Homme ". »

Au-delà des violences conjugales, j’y serai également pour dire que la violence quelle qu’elle soit est inhumaine et qu’elle doit être dénoncée immédiatement.

Aux femmes victimes de violences conjugales, je dirais ceci : c’est la première fois qu’il faut porter plainte. La première fois appelle la seconde, puis la troisième. Il n’y a pas d’erreur, il n’y a pas d’excuse envisageable, il n’y a rien d’acceptable.

 

Ma plainte déposée fin septembre 2008 devrait être traitée l’hiver prochain… soit plus d’un an après les faits… Ceci aussi est inacceptable. Pendant ce temps, y a-t-il eu d’autres femmes qui ont pâti de la violence de cet homme ?

 

En espérant que les campagnes vidéos, les témoignages seront de plus en plus nombreux pour que chacun prenne conscience qu’il est intolérable qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

 

Véronique »

 

J’ajoute que j’ai suivi Véronique dans cette affaire. Je l’ai rapproché des professionnels des plaintes amis qui l’ont écouté et pousser à porter plainte, qui l’ont poussé à ne pas la retirer. Son avocat aussi l’a poussé à ne pas retirer cette plainte. Son message me montre qu’elle se bat ce qui me réjouit car, ô combien, comme toutes les femmes battues, elle avait du mal à poser les mots. Elle m’a raconté qu’elle a eu du mal à poser sa plainte. Je la comprends. Le pire dont sont atteintes les femmes battues, c’est le conflit de loyauté dans leur histoire d’amour. Extrêmement difficile à décrypter pour le quidam moyen. Alors, oui, il faudrait des formations pour savoir entendre ces victimes si particulières qui ont tant de mal à formuler parce que tellement dans la douleur : Aimer à perdre la raison… autant pour la victime que pour le mis en cause sauf que… le mis en cause va en prison et c’est sûr. Son histoire met aussi en évidence l’engorgement des magistrats et là encore il y aurait beaucoup à dire pour accompagner les magistrats à juger pour permettre aux victimes d’enfin faire leur deuil de la douleur au plus vite. Mais... Beaucoup à dénoncer encore. Merci à elle et à Circé.

ACTU du 13.06.09 : Il s'agit de la 14e condamnation pour Joey Starr, la cinquième pour violences. Le 13 février, il avait été condamné à 3 mois de prison ferme et 2.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour des coups portés à son ancienne compagne.

Par Gabrielle AUDEFROY
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 23:03

1 – Jean-Marie BEAUPUY

 

« Cher-e-s ami-e-s responsables, militants, sympathisants du Mouvement Démocrate des 13 départements de la circonscription Auvergne, Centre, Limousin, Au lendemain du résultat, je veux tout d’abord vous exprimer toute ma reconnaissance pour votre engagement personnel. Avec mon équipe et chacun de vous, nous avons pu réaliser une campagne joyeuse et très efficace en terme d’actions : réunions, visites d’entreprises et d’exploitations, débats publics, marchés, plateaux télévisés, piques niques… Je puis vous assurer que ce fut l’une de mes plus belles campagnes électorales, notamment en terme de chaleur humaine. Tout cela nous permettait d’espérer un résultat positif. Hélas, ce n’est pas le cas et je le regrette particulièrement pour deux raisons :

-     Au niveau de la circonscription parce que j’avais prévu de réaliser avec chaque fédération départementale du MoDem un travail en profondeur : suivi local des dossiers, visites à Bruxelles,…Je ne pourrais évidemment pas le faire comme prévu, mais je reste à votre disposition pour vous aider à monter des actions en ce sens.

-     Au niveau européen, j’avais lancé plusieurs dossiers que j’aurai aimé conduire plus avant : aménagement des territoires, Erasmus des élus locaux, performance énergétique des logements sociaux, installation complète du Parlement européen à Strasbourg.

Vous imaginez le « crève-cœur » que cela représente pour moi…

 

Mais le plus important reste devant nous :

-     Comprendre le vote du 7 juin dernier : A l’intérieur des 40% de votants, nous trouvons les noyaux durs de chaque famille politique et 1/5ème des votants qui ont décidé de ne pas s’abstenir et de voter pour « l’écologie ». Ceci est compréhensible puisque ce sujet est largement mis en avant depuis plusieurs années. Et moi-même, dans mon action au Parlement européen, j’y ai participé activement. De plus, le film « Home » avec plus de 8 millions de téléspectateurs a été particulièrement déterminant. Bien sûr, il existe bien d’autres raisons que vous connaissez.

-     Penser à préparer positivement l’avenir politique de notre pays.

o    Nicolas Sarkozy, le Gouvernement, l’UMP conduisent notre pays à la faillite financière sans trouver de bonnes réponses aux nécessaires réformes.

o    Le Parti Socialiste va forcément être profondément modifié

o    Daniel Cohn Bendit, José Bové et Eva Joly ne me semblent pas un trio en mesure de bâtir un parti politique « durable »

o    Il est donc essentiel que le MoDem soit la force politique qui sache présenter une vraie espérance alternative aux Français, tant au niveau national que local.

C’est pourquoi j’invite chacun dans ses fonctions à s’investir… plutôt qu’à ressasser plus ou moins les vieilles divisions et accusations. Aussi, en vous renouvelant mes félicitations et mes remerciements, je vous souhaite un repos mérité au cours des prochaines semaines et ensuite un dynamisme MoDem porteur d’avenir.

Très amicalement vôtre, »

 

2 – UNE MILITANTE MODEM DU MODEM LOIRET

 

« Désolée, je n'ai pu me déplacer dimanche soir... Sur mon canton j'ai distribué des tracts et des tracts : tous parlaient de L'Europe, du programme Modem pour l'Europe... Les tracts en parlaient mais rien n'a été entendu... Merci à  Monique Bosset, Eric, Gabrielle et Jean-François pour leurs coups de main. Jeudi (noir ?) Dany le rouge devenu Dany le vert, la voix de mai 68, s'oppose à Bayrou l’orange et l'écrase de son mépris. Hélas, le sort en est jeté : le professeur est un minable, parole de héros... Le cancre a gagné. Bayrou perdu par K.O. Ma décision: inutile de continuer tractage sur le canton. A mon avis de téléspectatrice,  pour affronter le gladiateur Cohn-Bandit (maudite orthographe) rouge-vert, franco-allemand, il aurait fallu la puissance oratoire de Jean-François Kahn soutenue par les convictions écologistes du Modem. Dimanche soir : J'entends que l'on reproche à Bayrou son indifférence vis à vis de l'Europe, il n'aurait parlé que de la France dans sa campagne??? C'est bien la preuve que l'on a retenu que les paroles... Cohn-Bendit  il jubilait... Il allait pouvoir retourner vivre en Allemagne, il se voyait déjà Président des verts... Il en est quand même un qui lui a rappelé que l'impunité a du bon...  (Insultes devant témoins c'est toujours dans le code pénal ?). Il est plus que  temps de faire entendre les voix de l'écologie (cap 21) dans le Modem. Comment peut-on  entendre la voix du Modem  au niveau local ??? »

 

3 – A MON TOUR

 

Je ne m’appesantirai pas sur le « C’est de la faute des électeurs » ou « Je vous l’avais bien dit » que j’ai pu lire sur des blogs à auteurs encartés au Modem. Ceux-là qui n’ont, soit, pas fait campagne du tout ou soit sont arrivés un mois avant l’échéance juste à l’arrivée sur le terrain du Loiret de Jean-Marie BEAUPUY… Tout cela me parait inutile et destiné à nourrir ceux qui n’ont pas cru en nous et n’ont pas voté pour nous. Dans ce cas-là, je comprends ces non-votes. Bref, notre démocratie fait aussi que ces non-avis s’entendent pour faire qu’ils ne se fassent plus entendre...

 

Au National du Modem, oui surement aux retards chroniques du chef qui agacent, oui surement au fait qu’il s’attaque au système SARKO, oui, le « jeudi noir ». Mais outre demander à François qu’il achète urgemment une montre, il a eu raison de dénoncer car oui, une Europe des technocrates qui, au sortir de cette élection sont allés tout de suite chercher leur feuille de route à l’Elysée ! Surréaliste ! Les Ecolo, comme, ma copine du chapitre 2 l’a dit, il est retourné en Allemagne ! Monsieur BESSET, élu, sera donc très épluché sur ce qu’il fait. Mais d’abord, quel message a-t-il fait passé aux électeurs ? Aucun ? Monsieur WEBER, itou ! Qu’a-t-il dit aux électeurs au sortir de son élection ? Rien. On les revoit quand ? A la Saint-Glinglin !

 

Rappelons-nous, François n’avait pas de programme, ne parlait pas d’écologie jusqu’au jour où il s’est fâché alors... il était fâché… et… tout le monde, d’un coup, l’a entendu ! Etonnant non ? Pourtant :

 

Oui et archi oui, le Modem avait un programme.

Oui et archi oui, l’écologie a été prise compte et largement par une vraie pro, Corinne LEPAGE. Et

Oui et archi oui, dissocier l’Europe des gouvernements de ses pays est une bêtise que le Modem n’a pas commise.

 

Loin de moi, l’idée de nous faire passer pour des victimes, ce n’est pas le genre de la maison mais, il est vrai que les attractions-répulsions développées par les autres à notre encontre virent au pénible et je n’en voudrais à aucun de s’en agacer. Reste que cet agacement doit rester à la marge et c’est là-dessus que nous avons du travail à faire sur nous. En effet, pour autant ce qui est appelé « manque de positionnement du Modem » est, à mon avis, une résultante de ceux qui nous ont attirés et vers lesquels nous sommes allés pour l’intérêt public pensant bien faire et même dans certains cas, faisant bien. Un peu naïfs sur le coup ! Le principe des accords avec d’autres partis politiques surtout s’il s’agit du PS et de l’UMP est une erreur dans laquelle on s’est perdu depuis les municipales - partout. Nous n’avons pas su impulser assez fort ou assez clair entre les deux tours des présidentielles et les législatives ont pu appuyer là où ça fait mal.

 

Pourtant, il y a eu Seygnosse où l’impulsion nous a été donnée mais… les élus ont fait comment ? Ceci m’amène aujourd’hui à interroger plus fermement les élus MoDem sur les comptes qu’ils ont à nous rendre. Bon, je les connais tous, vous le savez bien. Je sais ce qu’ils font aussi. Je sais aussi que je ne laisserai plus aucun d’entre eux se départir des militants entre deux élections. Les prochaines échéances se feront sur les preuves que nos élus auront à nous donner sur leur action et plus particulièrement leur action Modem. A ceux où je reconnaitrai une action MoDem seront ceux qui seront investis dans des élections à suivre. Je vous garantis que je mettrai tout en œuvre pour clarifier les équipes Modem. A ceux, élus allant dans le sens du vent, tournant le dos à ce que nous sommes ou, pire, sont en logique de dénigrement permanent ou même « d’intelligence avec l’ennemi », qu’ils soient certains que l’heure venue, je saurai témoigner. Les décisions d’avenir seront aujourd’hui sur les faits d’aujourd’hui. Heu… Pourquoi je dis ça ? Un clin d’œil aux élus orléanais dont aujourd’hui je lis les actions. Merci à ceux d’entre eux qui innovent et qui savent. Pour les élus chapellois, ils ont fait scission et ont eu raison. Bref, s’ils devaient y avoir des partenariats de deuxième tour ici ou là, ils ne se feront que sur les qualités des campagnes des premiers tours. Est-ce que je suis claire ?

Alors, je reprendrai la leçon de vocabulaire que j'ai fait réviser à une petite fille en CM1, pour être entendu  : Doit-on parler en langage familier, en langage courant ou en langage soutenu ?!...

 

Cette Europe du 7 juin 2009, je n’en veux pas. 60 % des électeurs n'en veulent pas.

Par Gabrielle AUDEFROY
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 20:41

extrême gauche : 11 %

extrême droite : 13 %

 

PS : 13 %

 

UMP : 32 %

 

MODEM : 8,5 %

 

2 PARTIS ECOLO : 20 %

 

INCONNUS : 5 %

 

A chaud, je suis bien entendu sidérée par ces résultats. D’emblée, je vous dirai que j’aurai aimé que le MoDem fasse mieux. Mais vu le contexte EXTREME de Meung, disons que ça n’est pas si mal, dans la moyenne nationale malgré tout.

Les 2 partis écologistes font 20 % qui, de manière politiquement correcte, démontre l’intérêt des magdunois pour l’écologie mais démontre surtout que les autres partis politiques n’ont pas su faire.

Le PS prend nettement une très grosse claque ; égalité avec l’extrême droite ! Pourquoi à ce point, pas uniquement pour les mêmes raisons qu’au national mais dureté incompréhensible sur ma commune où manifestement, la gauche s’est mieux repérée au NPA ou au front de gauche.

Toutefois, la contradiction car, oui, il y a toujours une contradiction à tout, cette contradiction se trouve dans le très faible score de l’UMP inhabituel à Meung même si supérieur au national, sachant que nous possédons sur notre territoire un haut dignitaire, qui a manifestement été sanctionné, l’UMP, je disais... Je serai à sa place, je m’inquiéterai très fortement pour les cantonales voire s’il ne se présentait pas aux cantonales, le nouveau candidat UMP y gagnerai à faire campagne sans lui…

38 % de participation démontre de manière éclatante la porte ouverte aux extrêmes. Ca marche !

Bon, je pars au MoDem à Fleury pour voir les autres du Loiret.

Ci-dessous, estimations nationales :

Par Gabrielle AUDEFROY
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