AU 1ER TRIMESTRE 2007 : CLIMAT SOCIAL AU CONSEIL GENERAL...

CFDT : section du Conseil général – Infos 1er trimestre 2007

 

GREVE DU 5 DECEMBRE 2006 : UN BEAU SUCCES. Plus de 200 agents en grève ont soutenu le mouvement, de nombreuses assistantes familiales mécontentes étaient présentes sur le parvis du Conseil général.

Le 22 décembre, le Président Doligé nous a annoncé la création de 22 postes de travailleurs médico- sociaux à la DSD dont nous tentons de suivre actuellement la mise en place.

Mais nous découvrons qu’avec la nouvelle réorganisation, ces postes, pourtant créés à la dernière session, apparaissent ou disparaissent dans les organigrammes qui changent chaque jour.

Les travailleurs sociaux n’y comprennent plus rien et sont entrain de se démotiver.

Quant aux usagers, ils sont les grands perdants, puisque, désormais dans le système des pôles, ils auront à faire à plusieurs interlocuteurs au lieu d’un seul. Les usagers ne sont pas respectés.

Le service public au Conseil général ne va pas dans le bon sens.

 

Réunion d’infos du 19 février 2007 sur la Réforme de la Catégorie C et la suppression des quotas : Une centaine d’agents du Conseil général ont assisté à cette réunion et ont manifesté leur satisfaction de cette information. La CFDT, seul syndicat à signer l’accord national du 25 janvier 2006, a obtenu une réelle amélioration ces carrières des agents de catégorie C. Les agents administratifs obtiennent un plus de 78 points en fin de carrière ce qui correspond à une différence de salaire de 350, 89 Euros. Les adjoints administratifs obtiennent un plus de 30 points en fin de carrière ce qui correspond à une différence de salaire de 98,97 Euros. La CFDT travaille actuellement sur une réforme identique pour la catégorie B. Par ailleurs, les quotas d’avancement de grade sont supprimés dans tous les cadres d’emplois, en A, en B et en C. Ils sont remplacés par les ratios promus /promouvables  qui correspondent au % des agents qui seront promus au grade supérieur parmi les agents remplissant les conditions d’avancement. Ce % et les critères pour l’établir sont librement déterminés par chaque collectivité après négociation avec les syndicats et avis du CTP.  C’est la suppression des quotas avec une obligation de dialogue social en plus. Ainsi, si une collectivité le décide, elle pourra nommer 100% des agents remplissant les conditions pour accéder au grade supérieur. Nous allons négocier fermement pour obtenir une réelle amélioration et souhaitons que la Direction du Conseil général s’engage de manière significative dans ce sens.

 

Mise en place du décret anti-tabac au Conseil général : Lors du CTP du 13 novembre 2006, nous avions émis un avis favorable sur les dispositions prévues au décret : «  l’interdiction de fumer… s’applique : dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail ». En revanche, nous sommes contre les dispositions prises en interne au Conseil général, à savoir, obliger les agents à quitter l’enceinte du Conseil général pour fumer dans la rue et  modifier leurs horaires en fonction des pauses cigarettes. Lors du CTP du 15 mars 2007, le Président Doligé nous a entendus, il a admis que des agents qui fument dans la rue ne donnent pas une bonne image du Conseil général et a proposé de construire des abris pour les fumeurs dans les enceintes des sites du Conseil Général où ce serait possible. Nous demandons qu’une note soit adressée rapidement dans les services pour que les agents ne soient plus obligés de fumer dans la rue. En revanche, nous avons donné un avis défavorable sur les nouvelles dispositions liées aux pauses.

 

LES PRIMES AU CONSEIL GENERAL : AUCUNE TRANSPARENCE… TOUT EST NEGOCIABLE ! Depuis la délibération de 1992, les primes de bases n’ont pratiquement pas été revalorisées. Quand on considère que les fonctionnaires ont perdu 5% de pouvoir d’achat sur leurs salaires pendant les 5 dernières années, on voit ce qu’il en est pour ces primes… Quant à la prime complémentaire de service (600 Euros maximum annuels), la CFDT s’est toujours positionnée contre. En effet, un chef de service ne peut l’attribuer à tous ses agents chaque année, même si ceux-ci sont tous « méritants »... Alors, on nous dit régulièrement que la délibération votée en 2002 permet l’augmentation des primes de base au cas par cas, qu’il faut négocier… alors, ne soyons pas timides, titulaires et contractuels, allons négocier auprès de nos chefs de service… mais ceux-ci sont-ils au courant de cette possibilité ? NB : Pour info : au Conseil général, un agent administratif perçoit une prime mensuelle de 160 Euros, au Conseil Régional cet agent perçoit 320 Euros. Toutes les primes de base y sont doublées.

 

NOUS DEMANDONS DES PRIMES POUR LES TOS… Les agents TOS des collèges ont opté pour une majorité d’entre eux pour la territoriale en intégrant le Conseil général. On voudrait nous faire croire qu’ils vont être tellement mieux au Conseil général qu’à l’Education Nationale !Mais, qu’en est-il de leur régime indemnitaire ? ils touchent actuellement comme prime 2000 Euros annuels, bien moins que les agents techniques du Conseil général qui eux, perçoivent, 3000 Euros annuels. Pourquoi cette différence de traitement ? La CFDT demande pour les TOS l’attribution d’une prime annuelle de 3000 Euros équivalente à celle donnée aux agents du Conseil général. D’autres départements comme l’Essonne et de l’Isère ont déjà opté pour une prime de 3000 Euros annuels pour les TOS. Lors du CTP du 15 mars 2007, nous avons également demandé et obtenu que les postes vacants des TOS soient publiés sur NEMO, ce qui a été fait dès le lendemain.

 

LE CALCUL DU TEMPS DE TRAVAIL : Avec nos moyens, nous avons réalisé une étude comparative entre les modalités de mise en œuvre de la réduction du temps de travail sur les bases de 36h30 et de 39h. Cette étude démontre l’iniquité entre les agents engendrée par ce règlement. En effet, les agents qui travaillent sur la base de 36h30 sont défavorisés. Malgré plusieurs demandes en CTP pour que soit redéfinies les règles liées au calcul du temps de travail sur ces deux bases, la CFDT n’a toujours pas été entendue et les inégalités persistent depuis plusieurs années.

 

QUEL ACCUEIL POUR LES AGENTS DE LA DDE ? Depuis la mi-décembre 2007, plus d’une centaine d’agents de la DDE ont été transférés au Conseil général. Si l’accueil a été généralement sympathique de la part des collègues du Conseil général, il n’en a pas été de même par l’Institution… les promesses  faites n’ont pas été tenues… à tel point que les demandes de mutation vont bon train… actuellement une quinzaine d’agents vont ou souhaitent muter. ATTENTION, le régime indemnitaire des agents DDE est actuellement supérieur à celui des agents du Conseil Général. Celui-ci leur a promis le maintien de ce régime pendant la première année.
Toutefois, avant de décider de leur option pour intégrer le CG 45, nous conseillons aux agents de la DDE de ne pas le faire sans avoir l’engagement écrit d’un maintien de ce régime pendant les années suivantes. Par ailleurs, nous les informons qu’au Conseil général les primes sont perdues en cas de maladie ainsi que les jours RTT (ce qui n’est pas le cas à la DDE).

 

DES CONDITIONS DE TRAVAIL A LA LIMITE… LES NORMES : des fiches de l’Institut National de la Recherche et de la Santé (INRS) et de      l’Association française de normalisation (AFNOR) définissent très précisément les différents domaines relatifs aux conditions de travail. On peut y lire notamment des éléments intéressants sur l’aménagement des bureaux : « - Choix d’implantation des bureaux permettant de se voir sans être face à face ……/ - permettre une appropriation de l’espace par un éclairage individuel, des parois permettant une décoration, des plans de travail suffisants pour permettre un agencement personnalisé …/ - permettre un  passage de 1, 20m derrière un bureau occupé… / - disposer de  sièges à piètement 5 branches, avec assise et dossier réglable  / - en cas de bureaux en vis à vis, prévoir 4 m entre ces 2 bureaux... » Autant dire, qu’au CG 45, on n’est loin de respecter les normes… TEMPERATURE : canicule, froid : Le Code du travail ne prévoit pas de seuils de température mini ou maxi sur les lieux de travail. En revanche, les agents peuvent faire jouer « leur droit de retrait » à tout moment quand ils considèrent que leur santé est en danger. Dans ce cas, ils peuvent partir en consignant leur départ par écrit. Dans une direction du CG, cela fait deux hivers de suite que les agents doivent subir 6°, et on leur dit qu’ils peuvent rentrer chez eux en prenant des jours de congés. C’est aberrant ! Nous demandons des climatiseurs et des radiateurs fournis par la collectivité. Actuellement, les agents apportent leur matériel personnel pour pouvoir travailler dans des conditions acceptables…Est-ce bien normal ? Comité d’hygiène et sécurité (CHS) : lors du CTP du 15 mars 2007, la société VERITAS, mandatée pour étudier la mise en place d’un Comité d’hygiène et sécurité a présenté aux membres du CTP son diagnostic ; ils ont annoncé qu’il y avait de nombreuses pistes de progrès à suivre ; ils ne nous ont rien appris… Un document unique sera élaboré, détaillant poste par poste, ce qu’il faut aménager. Les syndicats doivent être associés réglementairement à cette démarche. La CFDT demande à être associée rapidement à ce groupe de travail.

 

HANDICAPES : Conditions de travail et recrutement. Le Conseil Général s’est doté d’une Maison du Handicap qui a fait l’objet d’une vaste opération de communication. En revanche, le taux de 6% de handicapés est loin d’être respecté au Conseil général du Loiret : il est actuellement de  0,5% (chiffre au 31-12-05). Quant aux agents handicapés travaillant au Conseil général, on refuse de les reconnaître et l’on fait tout pour les décourager… En effet, quant certains demandent leur titularisation, comme prévu par les textes en vigueur, on leur répond que c’est impossible car ils sont sur des emplois non permanents… A quand une véritable politique d’intégration des handicapés et la création de postes aménagés ?

 

LA MALTRAITANCE EST DEVENUE INSTITUTIONNELLE AU CG 45 : Depuis de nombreuses années, à tous les niveaux, des réunions se tiennent dans des ambiances mal traitantes. Certains directeurs, chefs de service ou responsables s’y conduisent mal et emploient des méthodes inacceptables. Des agents de tout niveau y sont insultés, humiliés, on leur hurle dessus sans qu’ils aient la possibilité de répondre et de se justifier. Inutile de dire qu’en présence du Président ou d’élus, le ton employé est beaucoup plus « soft » ! « Au Conseil général, on se soumet où on se démet », est le dicton à la mode. Au Conseil général, penser n’est pas du ressort des agents, ni même des cadres, quelques têtes pensantes sont là pour décider de tout.....contrairement au « management participatif » affiché... Des responsables hiérarchiques et des agents sont déplacés sans en avoir fait la demande, sans être consultés sur ces changements, sans en être avertis correctement (certains apprennent la nouvelle par leurs secrétaires....). Des agents sont déplacés autoritairement, certains arrivent un matin et trouvent leurs ordinateurs installés à de nouveaux bureaux sans en avoir été informés. Une tête ne plaît plus....on fait subir à l’agent concerné une telle situation d’humiliation qu’il n’a plus comme solution que de partir....mais en attendant de pouvoir le faire, il vit des choses inconcevables… Au vu de cette situation, on comprend mieux le turn over incroyable qui sévit au Conseil général. Et si les recrutements sont difficiles, rien d’étonnant, sa réputation de management inhumain n’est plus à faire ni dans les cabinets de recrutement ni dans les autres collectivités locales… Les agents qui reviennent de congé longue maladie sont considérés comme fautifs !!! le traumatisme de la maladie ne suffit pas...on leur retire leurs responsabilités, ils sont mis au placard......certains se sont entendus dire : « Après ce que vous nous avez fait, on ne peut plus vous faire confiance… ». Des femmes de retour de congé maternité ne retrouvent pas leur poste ou leurs responsabilités, on leur annonce qu’on garde leur remplaçante, on les met au placard ou on met fin à leur contrat… Il ne fait pas bon être malade ou faire des enfants au Conseil Général... La maltraitance se manifeste aussi de façon collective, par exemple lorsqu’un service est stigmatisé devant l’ensemble des agents d’une Direction… quelle façon de motiver les agents !. La messagerie électronique est utilisée à tous les niveaux comme un instrument de maltraitance : les auteurs de certains messages oseraient-ils dire en face à leurs interlocuteurs ce qu’ils écrivent dans leurs messages ? Depuis de longues années, la maltraitance s’est installée dans notre collectivité sans que personne n’ose le dire, il est temps que les élus soient conscients de ce qui se passe et prennent des mesures pour faire stopper cette maltraitance. Nous rappelons qu’un agent  qui considère que sa santé psychique est en danger peut faire « jouer » son  droit de retrait et partir en consignant par écrit les motifs pour lesquels il part avant d’aller consulter son médecin. LA CFDT réclame depuis plusieurs années la présence d’une assistante sociale ou d’une psychologue pour prévenir et accompagner ces agents qui sont victimes de maltraitance. LA CFDT renouvelle également sa demande d’une cellule anti-maltraitance avec la présence d’élus.

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